Plan d'accès :


Bienvenue : au Fort de Bron.


L’entrée du Fort : Vous voilà sur la passerelle qui permet l'accès au Fort de Bron.


Le porche : est d’une construction unique. En effet cette architecture en rouleaux est exceptionnelle. Un dossier est en cours pour obtenir son classement au patrimoine national.


Les Fossés : d'une profondeur de 7m et larges de 10 à 13 m, sont constitués des maçonneries d'escarpe et de contre-escarpe (côtés intérieur et extérieur). Ils ceinturent entièrement l'ouvrage. Une caponnière double et deux simples en assuraient la défense, flanquant chaque direction. Ils entourent le Fort sur 1300 m de périmètre, ceux -ci n’ont jamais été remplis d’eau, à l’inverse des douves des châteaux forts.


Le ravelin : Corps de garde en forme de triangle défendu par des meurtrières sur un glacis face à l'entrée et à la contre escarpe. Son rôle était d'empêcher un tir direct sur l'entrée du Fort. On y accédait par une passerelle métallique.

 

Le ravelin vue de face.

 

Tour de flanquement.

 

Le musée : En cours d’aménagement avec des plans, des maquettes et des images d’époque, un document vidéo, ainsi que divers objets, vous y trouverez des cartes postales, des porte clés et des stylos à l’effigie du fort, et prochainement une bibliothèque sur les forts.
Si vous possédez des objets relatifs à cette époque nous serions très heureux de pouvoir les exposer dans nos vitrines, comme des armes, des habits, des cartes postales, des décorations, des objets fabriqués par des soldats dans les tranchées et autres, nous pourrions les exposer temporairement ou vous pourriez en faire don à l’association.


Le pont glissant : Il permet de créer un fossé en faisant glisser latéralement sur des rouleaux en acier le plancher à l’intérieur de la salle à gauche de l’entrée, grâce à un mécanisme actionné par deux soldats qui tiraient ce plancher contre des butées.


Reconstitution de la salle, d'après une photo de Cédric et Julie Vaubourg

Salle d’honneur : Séré de Rivières à droite en entrant dans la caserne du Parados, une salle (Séré de Rivières) est aménagée en l’honneur du bâtisseur du Fort, qui est une salle de réunion pour l‘association.


Caserne du Parados : Logements des Officiers et Sous-officiers et du casernier p>


Le grand tunnel : En empruntant le grand tunnel remarquez les couloirs de circulation. Ceux-ci servaient de repli en cas d’attaque, tous les locaux en étaient desservis.


Les locaux disciplinaires : se composent d'une salle de garde et d'une salle d'arrêt avec des bas flancs et de quatre cellules, pas de chauffage prévu et dans le fond des cellules une sorte de placard ou l'on mettait le seau hygiénique (tinette), la seule lumière était donnée par le puits de lumière situé au centre du hall d'entrée.


Reconstitution de la salle, d'après une photo de Cédric et Julie Vaubourg

Reconstitution de la salle, d'après une photo de Cédric et Julie Vaubourg

Sur les murs des graffitis et des dessins : dus, sans doute, aux punis de l’époque. Une image représente un soldat allemand ce qui prouve leur présence dans le fort pendant la deuxième guerre mondiale


La boulangerie: La manutention regroupait différents locaux: le magasin aux farines, le fournil où se confectionnait la pâte à proximité des fours, et la paneterie, où l'on stockait le pain sur des rayonnages, une journée avant sa consommation. Les fours à pain sont du système Lamoureux dits "aérotherme" à foyers indépendants. Ils sont équipés d'une marmite centrale à eau chaude pour la fabrication de la pâte. Leur capacité est d'environ 300 "rations", boules de pain de 1,5kg à partager à deux. Le pain avait une grande importance dans l’alimentation, on pouvait fournir la ration quotidienne à plus de 800 hommes. En cas de siège on prévoyait la quantité suffisante de subsistances pour tenir 3 mois, on réalisait des pains de guerre de 50gr de forme rectangulaire de 70x65x25.


Les latrines : Se trouvent sur la gauche de la caserne des cavaliers, les soldats pouvaient y accéder par l'intérieur, au centre de la pièce il y avait un urinoir et sur le mur du fond des petits murets partageaient les wc à "la turque"de temps en temps on vidait les fosses, c'était la corvée des tinettes.


Reconstitution de la salle, d'après une photo de Cédric et Julie Vaubourg

Les restes des lavabos : ou se lavaient les soldats se situaient à coté de la boulangerie. L'Article 353 de l'époque stipulait que chaque jour les hommes au lever doivent se nettoyer la tête, se rincer la bouche et se laver avec soin la figure et les mains, le linge de corps doit être changé au moins une fois par semaine, effectuer un bain par aspersion tous les quinze jours et se laver les pieds au moins une fois par semaine!


Des bacs d’eau : qui servaient pour laver les vêtements des militaires.


Reconstitution du lieu

Le puits et la pompe : Le puits d’une profondeur de 37,20 mètres avait un débit de 50 m3 par jour, il est encore équipé de sa pompe, assurait l'autonomie en eau potable. Le débit était théoriquement calculé pour fournir 5 litres par homme et par jour, et 35 litres pour les chevaux. Lorsque les allemands ont occupé le fort, ils ont ajouté un moteur électrique pour entrainer la pompe.


Une citerne : de 30 m3 construite à coté permettait d’assurer une réserve pour trois jours.


Reconstitution de l'intérieur de la citerne, d'après une photo de Cédric et Julie Vaubourg

Caserne du Cavalier : Magasins au rez de chaussé et chambres pour la troupe à l’étage.


Une forge : dans cette cour qui servait pour les différents travaux et pour ferrer les chevaux qui étaient utilisés pour déplacer les canons.


La cuisine : de petite taille sachant que l'on devait faire des repas pour plus de 800 hommes! subsiste un évier en pierre, cette cuisine comportait un grand fourneau qui contenait de grands chaudrons de 125 et de 75 litres et un réservoir pour chauffer l'eau. Le pain, la viande (320gr/jour), les légumes et le café constituent la base de l'alimentation du soldat. Art 359: L'eau était la boisson des soldats, si elle est trouble il est recommandé de la filtrer avec un linge pour enlever "les impuretés et les sangsues", exceptionnellement on pouvait distribuer des rations de vin.


Reconstitution de la cuisine, d'après une photo de Cédric et Julie Vaubourg

Tunnel d'accès à la caponnière centrale : Ce souterrain permet de s'y rendre. Comme dans la caserne du Parados les hommes peuvent se replier par les couloirs et se rendre dans les différentes parties du Fort tout en étant à couvert des tirs ennemis.


Escalier d'accès aux chambrées


Couloir d'accès aux chambrées : de chaque côté du couloir des escaliers donnaient accès à la cuisine et aux latrines.


Les chambrées : Les chambrées étaient prévues pour 56 hommes.Voici un plan réalisé en 1876. Il fallait blanchir les murs tous le 6 mois avec de l'eau de chaux additionné de colle, et pour détruire les insectes utiliser de la poudre de pyrèthre. Des crachoirs remplis de sable étaient disposés dans les chambrées. Après avoir traversé les logements et magasins, direction la caponnière centrale.


Local des munitions


La caponnière : Les caponnières sont des casemates de flanquement rattachées au fort et implantées à chaque angle du fossé pour interdire son franchissement. Elles étaient armées pour chaque direction de tir par un canon 12 modifié pour être chargé par la culasse, ou par un canon-revolver, ancêtre de la mitrailleuse qui pouvaient tirer en enfilade sans détruire les murs d'escarpe et de contre-escarpe.


Extérieur caponnière : Vous remarquerez le fossé diamant qui protégeait l'approche des ouvertures ou des visières ou se trouvaient les canons révolver.


Les puits de lumière : (certainement le plus grand puits de lumière de tous les forts existants, 4m 10 de diamètre!) En temps de paix, des puits surmontés d'un vitrage servaient à l'éclairage et à la ventilation des communications souterraines. En temps de siège, ces puits étaient comblés, les autres ouvertures obturées, et l'éclairage artificiel devenait permanent. Des lanternes-appliques munies de quinquets à huile de colza et de réflecteurs spéciaux étaient accrochées dans les galeries, tous les 20 ou 30m (de préférence aux intersections et en face des magasins ou escaliers). Le reste des locaux d'habitation était éclairé à la bougie (lampes à suspension et chandeliers), des lanternes portatives étant utilisées pour les rondes.


L’abri traverse : servait de lieu de repli en cas d’attaque et permettait de monter par un système de poulie les caisses de munition et d’approvisionner la plateforme (cavalier) ou était le canon.


Dessus de l’abri traverse : Vous pouvez apercevoir les deux plateformes de chaque coté de l'abri où étaient placés les canons.


Le grand escalier : Il servait à se rendre dans les différents magasins.


A l’aide d’un mécanisme de poulies : dont nous voyons encore les anneaux de fixation, les canons et les munitions, étaient descendus ou remontés. Ce lieu avait été réalisé pour mettre une casemate avec un canon, mais le projet a été abandonné.


Emplacement prévu du canon au fond de la casemate


Magasin de distribution des munitions et des locaux pour les armuriers : A partir d'un dépôt de poudre de consommations journalière, différents ateliers et magasins permettaient le chargement des gargousses (charges propulsives), des projectiles et leur stockage, avant de les transporter dans les abris à proximité des pièces de rempart, ou dans les caponnières. On trouve successivement les magasins aux cartouches et artifices, aux projectiles vides et chargés, les ateliers de chargement des projectiles et des gargousses :, et le magasin aux gargousses confectionnées. Cet ensemble peut paraître important pour le fort de Bron, mais il permettait également l'approvisionnement des nombreuses batteries d'artillerie du secteur. (Parilly – Lessignas) Vous remarquerez les ouvertures à guichet.


Sas d'entrée du magasin à poudre


Puits de ventilation


Magasin à poudre : Afin de stocker environ 140 tonnes de poudre noire, deux magasins à poudre sont construits. Aucun des quatre murs n'est en contact direct avec la terre de remblais, un vestibule d'entrée et des gaines de circulation permettent de lutter contre l'humidité et en cas d’explosion auraient servi de décharge afin d’éviter une forte compression qui aurait été plus dangereuse pour l’environnement. Une voûte épaisse le protège, recouverte de 5m de terre. La poudre était renfermée dans des barils ou des caisses étanches, engerbées sur 8 à 10 rangs et sur deux colonnes de 1m60 espacé de 1m10 au centre et de 0m85 sur les côtés, le tout reposant sur un plancher surélevé il y avait en plus un vide sanitaire en forme de voutes, facilitant une circulation d'air. Une seule étincelle risquant d'être fatale, seul le bronze était employé pour les serrures et autres pièces métalliques, les scellements étaient réalisés en plomb. Pour éviter les risques d'incendie, le magasin était éclairé de l'extérieur, par des ouvertures percées dans le mur de fond situé dans une chambre des lumières, les lampes à pétrole étaient disposées derrière des vitres épaisses. L'entrée des magasins est précédée d'un vestibule au dessus duquel se trouve une petite cour à ciel ouvert en temps de paix.


Casemate à tir indirect : Les mortiers étaient au nombre de quatre répartis sur les deux côtés du parados.


Chronogrammes : Vous remarquerez l'écriture en chiffres romains, elle représente la date de fin de construction du fort.


Casemate : Une casemate relativement difficile d'accès de même nature que les autres.


Casemate : L'intérieur, qui ressemble aux autres salles "abri traverse" qui a été transformée en magasin de projectiles.


Autre casemate : Sur la partie haute, était prévue pour recevoir un canon mais n'a jamais été terminée.


Casemate : L'intérieur a été aménagé en magasin d'armement.


Autre casemate : Se trouve sur la partie basse l'intérieur a été aménagé en magasin d'armement.


Vue aérienne: Des réservoirs ont été construits à la place des plateformes de tir, ils ont une capacité d'environ 40000m3. Cliché pris le 21 septembre 2011.


Buvette du Fort : Après cette promenade dans le passé vous aurez la possibilité de vous rendre dans la buvette ou une équipe de l’association du Fort de Bron vous accueillera avec plaisir. Vous pourrez vous rafraichir et déguster nos crêpes et nous répondrons à vos questions.

 

Plan d'accès :

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