Les officiers de l'époque

Général Séré de Rivières: son histoire sur " http://www.serederivieres.blogspot.com/"


Généalogie du Général Séré de Rivières parenté avec Lapérouse:


Généalogie du Général Séré de Rivières parenté avec Lafayette :


Généalogie du Général Séré de Rivières parenté avec Toulouse Lautrec:


Général Félix Antoine Appert (né le 12 juin 1817 à Saint-Remy-sur-Bussy, Marne — mort le 18 avril 1891 à Passy, Seine, de nos jours le XVIe arrondissement de Paris) était un militaire et diplomate français de XIXe siècle. Général de corps d'armée, il fut ambassadeur de France auprès de l'empereur de Russie. Attaché à l'état-major du général Thomas-Robert Bugeaud, il gagna la croix de la Légion d'honneur aux côtés du général, à la bataille d'Isly. Dans les personnages d'un tableau qui rappelle cette bataille au musée de Versailles, le peintre a reproduit les traits du capitaine Appert. Il était aide de camp du maréchal Jacques Louis Randon en 1853, quand il fut nommé chef de bataillon. Le maréchal Pélissier, qui l'avait connu en Algérie, l'appela en Crimée et en en fit son aide de camp. Chef d'état-major de la garde impériale, Félix Antoine Appert est promu colonel le 12 mars 1862, puis général de brigade le 14 juillet 1870. Pendant la Commune et jusqu'en 1875, il commande la subdivision de Seine-et-Oise. À ce titre, il est chargé de la tâche difficile et délicate de diriger la justice militaire qui juge les Communards à Versailles. Félix Antoine Appert fut nommé général de division le 3 mai 1875. En 1882, alors qu'il commandait le 17e corps d'armée, il est appelé à représenter la République française comme ambassadeur auprès de l'empereur de Russie. Il est admis à la retraite de général le 31 juillet 1884. Il fut aussi membre du Conseil général de la Marne. Légion d'honneur Commandeur en 1870 Grand croix en 1886.


Amiral Aube ministre de la marine: Sorti de l'Ecole navale en 1852, il embarque sur la Forte dans la Division du Pacifique où il prend part aux opérations de l'escadre de Febvrier-Despointes en Nouvelle-Calédonie et au Kamtchatka. Enseigne de vaisseau en 1855, il sert sur le Redoutable en escadre d'évolutions, suit les cours de l'Ecole de tir de Vincennes puis embarque sur le Japon en Extrême-Orient. Il se distingue lors de la campagne de Cochinchine à la prise de Mytho (avril 1861). Promu lieutenant de vaisseau en août suivant. En 1862, il participe aux opérations autour de Vinh-Long et à celles du Cambodge. Passé en 1863 sur l'Armorique, il fait campagne sur les côtes occidentales d'Afrique puis commande en 1867 le Pélican sur les côtes de France et en 1870 l'Obligado. En novembre suivant, il sert comme colonel à l'Armée de Bretagne, chef d'état-major de la 4ème division à l'Armée de la Loire et se distingue lors des opérations autour du Mans. Commandant le Curieux dans l'Atlantique sud en 1872, il sauve d'une perte totale un navire de Nantes échoué dans le rio de La Plata. Capitaine de frégate en 1873, il commande en second le Borda, vaisseau-école à Brest. Aide de camp de l'amiral Jaurès sur la Gauloise en escadre d'évolutions, puis sur le Suffren en Manche, il commande de 1877 à 1879 le croiseur Ducouédic en Extrême-Orient. Capitaine de vaisseau en 1880, membre de la Commission du règlement d'armement, commandant du Borda et de l'Ecole navale en 1881, il passe l'année suivante au commandement du cuirassé Surveillante, chef d'état-major et chef de cabinet du ministre de novembre 1881 à février 1882. Chef d'état-major de l'amiral Jaurès sur le Richelieu en 1884, il commande ensuite l'Iphigénie, croiseur-école des aspirants. Contre-amiral en décembre 1886, directeur du personnel au Ministère d'avril 1887 à décembre 1889, il commande en 1890 la Division navale d'Extrême-Orient avec pavillon sur la Triomphante. Vice-amiral en février 1892, chef du Service hydrographique de la Marine, vice-président de la Commission des phares, membre du conseil d'administration de l'observatoire de Paris, préfet maritime de Brest en 1893, l'amiral Besnard est ministre de la Marine de janvier à octobre 1895 et d'avril 1896 à juin 1898. Partisan de la théorie de la "Jeune école", il exerce une action très néfaste dans le domaine des constructions neuves, gaspille les crédits à refondre des garde-côtes sans valeur militaire, commande des torpilleurs trop petits et des croiseurs cuirassés faiblement armés. En revanche, il arrête malencontreusement les études d'un cuirassé rapide proposé par Bertin. Henri Le Masson a écrit à ce propos qu'il fut "un des plus néfastes ministres de son époque". Besnard quitte le service actif en novembre 1898 et meurt au château de Rohu (Morbihan) le 15 juillet 1903.


Général Jean-Baptiste Billot est élu député de la Corrèze en 1871, avant de représenter ce département comme sénateur inamovible à partir de 1875. Il siège dans les rangs des républicains. Promu général de division en 1878, il reçoit le commandement de la 1ère division d'infanterie en 1879, puis celui du 15ème corps d'armée, poste où il organise les embarquements pour l'expédition de Tunisie de 1880 à 1881. En 1882 il est ministre de la Guerre dans le gouvernement Freycinet. Il alterne dès lors commandements militaires et postes politiques : vice-président du Conseil supérieur de la Caisse des offrandes nationales et membre du Conseil supérieur de la Guerre de 1883 à 1896, commandant le 1er corps d'armée de 1884 à 1888, puis Ministre de la guerre dans le gouvernement Méline de 1896 à 1898. Grand-Croix de la Légion d'Honneur en 1896 et médaillé militaire en 1897, le général Billot est également grand-croix de l'ordre du Cambodge, alors un protectorat français, en 1898 et de l'ordre de la Couronne de Roumanie.


Capitaine Louis Gustave BINGER (1856-1936) Gouverneur général des Colonies. Il voit le jour à Strasbourg le 14 octobre 1856. A l’âge de quinze ans, sa mère, Marie Salomé Hummel, le place chez un quincaillier. A 18 ans, il s’engage pour 5 ans au 20ème bataillon de chasseurs à pieds à Rouen. Promu sergent-major en 1876, il rentre à l’école des sous-officiers d’Arvord d’où il sort 9ème sur 167 avec le grade de sous-lieutenant. En 1880, il est nommé au 4ème régiment d’infanterie de marine à Toulon. Binger se porte alors volontaire pour le bataillon disciplinaire du Sénégal et débarque en 1882 à Dakar où il fait partie d’une mission topographique en Casamance, sur le haut fleuve. Nommé lieutenant, il participe, avec l’expédition du capitaine Monteil, à la triangulation des pays situés entre le Sénégal et le Niger, et à l’étude du tracé du chemin de fer de Kayes à Bamako. De retour à Paris, il établit, toujours avec Monteil, la carte des établissements français au Sénégal. A 31 ans, il est nommé capitaine et officier d’ordonnance du général Faidherbe. Ce dernier lui confie en avril 1887 l'exploration des terres depuis le Niger jusqu'au golfe de Guinée. Un parcours éprouvant de près de 4000 km qui allait lui prendre plus de 2 ans. Suite à ce voyage Binger publie « Du Niger au golfe de Guinée par le pays de Kong et le Mossi ». A cette époque, il est partisan d’une colonisation moderne, aussi il conclut son livre par cette note « Nous pensons que l’intervention directe de l’Etat sera toujours funeste….. ». Nommé Chevalier de la Légion d’honneur, il devient un héros national. En 1891, il prépare l’Ecole de Guerre mais il échoue au concours. Déçu, il accepte de diriger la mission française de délimitation de la Côte d’Ivoire. Le poste de gouverneur de Côte d’Ivoire est alors proposé au capitaine Binger. Le 20 juillet 1893, il s’installe à Grand-Bassan, ville qui vient d’être choisie comme capitale. En 1897, il est nommé directeur des Affaires d'Afrique au Ministère des Colonies. Retraité, il vient habiter à L'Isle-Adam dans une maison située au 53 rue Saint-Lazare. Le 21 octobre 1932, il est fait grand officier de la Légion d'Honneur. Il restera dans sa ville d'adoption jusqu'à sa mort le 10 novembre 1936. Il avait alors 80 ans. En 1938, le docteur Louis Senlecq, maire de L'Isle-Adam, fait ériger par les architectes du Pinet et Duhayon un monument commémoratif à l'angle des rues Saint-Lazare et des Bonshommes. Le buste en bronze de Binger, réalisé par le sculpteur Baudry, est placé sur une stèle, devant un bas-relief représentant son itinéraire en Afrique. Le dimanche 26 juin 1938, l'inauguration de ce monument est présidée par le général Gouraud, ancien gouverneur militaire de Paris, la famille Binger, les écrivains Georges Duhamel et Emile Henriot et le docteur Senlecq. Le buste en bronze de Binger a été dérobé par les Allemands pendant la Seconde Guerre Mondiale et récemment, en 2004, par des vandales. Le Musée d’art et d’histoire Louis-Senlecq de l'Isle-Adam conserve quelques souvenirs personnels de Binger (portraits, encrier de campagne, décorations….).


Général Georges Ernest Jean-Marie Boulanger. En 1866 il devient capitaine-instructeur à l'école de Saint-Cyr. La guerre de 1870 le voit promu chef de bataillon à la suite d'actes héroïques. Nouvelle blessure à la bataille de Champigny lors de la défense de Paris. Promu au grade de colonel, il reçoit le commandement du 114e régiment d'infanterie de ligne à la tête duquel il participe à la répression de la Commune de Paris. Il est encore blessé le 24 mai lors de la prise du Panthéon de Paris, ce qui l'empêche de participer à la Semaine sanglante qui met fin à la Commune de Paris. Cité dans le rapport du maréchal de Mac-Mahon, il est promu commandeur de la Légion d'honneur le 24 juin 1871. En 1882, le ministre de la Guerre, le général Billot le nomme directeur de l'Infanterie. C'est alors qu'il établira des réformes qui le rendront populaire. Deux ans plus tard, il devient général de division et commande le corps d'occupation du Maroc. Boulanger se suicide plus tard d’un coup de revolver sur la tombe de sa maîtresse Mme de Bonnemains au cimetière d'Ixelles le 30 septembre 1891.


Général Bourbaki: Ancien de l'école de Saint Cyr (1834), il est nommé sous lieutenant en 1836 au 59 RI. Il participe à la première expédition de Constantine en 1836, puis passe au régiment des Zouaves. Lieutenant en 1838 au 24 RI, il est détaché aux compagnies turques de Constantine. Il participe à la première occupation de Sétif et est nommé chevalier de la Légion d'Honneur en 1840 ("jeune officier d'une haute intelligence et de la plus impétueuse bravoure, ayant pris une part brillante aux actions en avant de la redoute, en engageant sa compagnie à fond contre un ennemi décuplé avec une extrême hardiesse et beaucoup d'entente du terrain"). Il est blessé le 7 juillet 1840 d'un coup de feu à la jambe gauche dans un combat contre les Kabyles, avec un cheval tué sous lui. Capitaine en 1842 aux Zouaves, il effectue de nombreuses et diverses campagnes en Algérie. Nommé en 1844 chef du bureau arabe à Blidah, puis officier d'ordonnance du Roi Louis Philippe. Chef d'escadron en 1846, il commande le bataillon de tirailleurs de Constantine qu'il conduit lors de l’expédition de petite Kabylie, des Aurès et dans la vallée de l'Oued-Abdi. Il participe au siège de Zaatcha. Lieutenant Colonel en 1850, il prend la tête du régiment des Zouaves et en devient le Colonel en 1851. Les dirige lors de l'expédition des Babors, puis de Laghouat (il est nommé officier de la Légion d'Honneur en 1852). Lors de la campagne de Crimée, il débarque avec son régiment (1er Zouaves) en avril 1854 et lors de la bataille de l'Alma il commande une brigade qui enlève la position du télégraphe et contribue très activement à la victoire. Nommé général de brigade en 1854 (2eme brigade de la 2eme division), il s'illustre à la bataille d'Inkermann, puis est blessé en septembre 1855 à l'attaque de la courtine lors de la prise de Sébastopol. Il revient de Crimée Commandeur de la Légion d'Honneur. Nommé d'abord à la subdivision de la Gironde, il retourne ensuite en Afrique pour commander la première brigade de la division de McMahon avec qui il fait la campagne de grande Kabylie (citation à l'ordre de l'armée avec un cheval tué). Général de Division en 1857 (à 41 ans), il commande une division du corps de Canrobert lors de la campagne d'Italie et participe aux batailles de Magenta et Solférino. Il reste en Italie dans le corps d'occupation à Crémone. Nommé Grand Officier de la Légion d'Honneur en 1860. De retour en France il commande les divisions de Besançon, Grenoble et Metz. Aide de camp de l'Empereur, il est nommé à la tête de la Garde Impériale en 1870. Guerre contre l'Allemagne : A la tête du corps d'armée de la Garde, il combat aux batailles de Rezonville, St Privat et Metz. Echappé à la capture de Metz, il rejoint le gouvernement pour être nommé comme commandant supérieur de la région Nord et organise un corps de 10 000 hommes. Nommé avant d'être engagé à la tête de l'armée de l'Est. Batailles de Villersexel et opérations contre Belfort, avant la retraite sur Besançon, puis sur l'Ain, puis Pontarlier. Désespéré par les opérations, il tente de se suicider. Grand Croix de la Légion d'Honneur en 1871, il est nommé à la tête du 6eme Corps, puis du 14eme jusqu'en 1879.


Commandant Brasseur


Général Breart: Nommé sous lieutenant en 1845 au 70e RI. Lieutenant en 1848. Capitaine en 1853. Il part en Algérie en 1856 avec le 18e BCP nouvellement créé pour prendre part à l'expédition de Kabylie. Il rentre en France en 1857. Il fait ensuite la campagne d'Italie et est nommé chevalier de la LH le 13/8/1859. Il reste en Italie après la guerre à la division d'occupation. En 1862, il fait la campagne du Mexique et reçoit deux citations lors de la prise du couvent de la Guadalupe - 4/4/63 - et au siège de Puebla. Promu Chef de bataillon le 26/6/1863 au 95e RI, puis à la tête du 7e BCP. Il revient du Mexique comme Lieutenant Colonel (le 3/8/1867), avec la croix d'officier de la LH. Passé en 51e RI, il y fait la campagne de 1870. Seul officier supérieur du régiment resté debout après Rezonville, il est promu Colonel le 1/9/70 au 19e RI et est capturé à Metz. Revenu en France, il participe à la répression de la Commune où il est blessé (Comm LH). Il est ensuit nommé commandant en second de St Cyr. Général de brigade 3/5/1875, il commande la 53e brigade (1876-1878), puis la Place de Lyon jusqu'en 1881. En 1881, il est envoyé en Tunisie avec mission d'imposer le traité du Bardo. Général de division 18/6/1881. Il commande la 26e DI (1882-1884), le XIII e CA (1885-1887), le XVII (1888-1889), puis le XIXe CA de 1889 à 1891. GC LH.

Louis-Alexandre-Esprit-Gaston Brière de l'Isle est né le 4 juin 1827 à Le François en Martinique. Il fréquente le collège de Juilly de 1839 à 1841. Élève à Saint-Cyr en 1847, il devient sous-lieutenant dans les troupes de marine. Il est promu lieutenant en 1852 puis capitaine en 1856. Pendant la campagne d'Indochine, il est adjudant major du régiment de marine (1859-1860). Il est en poste en Cochinchine de 1861 à 1866. En 1861 il est décoré pour sa participation aux combats de Ki-Hoa. Brière de l'Isle est nommé chef de bataillon en 1862, et inspecteur des affaires indigènes à Tây Ninh en 1863. Nommé colonel lorsqu'éclate la Guerre franco-allemande de 1870, il est blessé à la bataille de Sedan. Après la guerre il part au Sénégal où il est gouverneur de 1876 à 1881. Décrit comme autoritaire, voire dictatorial, il prend une série de mesures fiscales et militaires assez impopulaires. En octobre 1877 Brière de l'Isle entreprend une campagne le long du fleuve Sénégal en direction des hauteurs du Fouta Djallon dont le souverain est Abdoul Boubacar. Il décide de l'attaquer, le contraignant à accepter un protectorat français sur les provinces du Toro, du Lao et de l'Irlabé. En 1878, malgré les réticences du Ministère des Colonies, il lance d'autres troupes françaises à l'assaut du royaume du Kaarta, un royaume toucouleur situé le long de la rive nord du fleuve. Le 7 juillet 1878, le fort toucouleur de Sabouciré est pris et le chef adverse, l'Almamy Niamody, est tué. Nommé général de brigade le 29 janvier 1881, Brière de l'Isle devient inspecteur général adjoint de son arme. En 1884, il est désigné à la tête d'une des brigades de l'expédition du Tonkin. En septembre 1884 à Lạng Sơn, il remplace le général Charles-Théodore Millot comme commandant de l'ensemble de la force expéditionnaire. Il est promu général de division le 3 janvier 1885. Pendant la Guerre franco-chinoise, il prend une décision malheureuse et les forces françaises se trouvent piégées à Lạng Sơn. La formulation maladroite de son télégramme au gouvernement français, annonçant à tort la déroute du corps expéditionnaire, cause la chute du gouvernement de Jules Ferry le 30 mars 1885, mettant fin à la carrière politique de Ferry et compromettant gravement le soutien du pays à l'expansion coloniale. Brière de l'Isle quitte le Tonkin en octobre 1885. Il est inspecteur général adjoint de l'infanterie de marine de 1886 à 1891, puis premier inspecteur général de cette arme en 1892 et 1893. Il meurt le 19 juin 1896 à Saint-Leu-Taverny en Seine-et-Oise.

général Brugère

 

Henri Joseph BRUGERE, né à Uzèches (Corrèze) le 27/6/1841. Fils de la bourgeoisie de Corrèze (son père est notaire), il fait l'école Polytechnique en 1859, puis à l’école d’application en 1861. Il est nommé Lieutenant en 1863 au 9ème régiment d'artillerie montée, puis au 2nd en février 1865. Lieutenant en premier le 21/12/1866. En Algérie il est décoré en 1867 (chevalier de la Légion d'Honneur) pour sa conduite durant l'épidémie de choléra. Il passe au 18 régiment à cheval en avril 1870, affecté à la manufacture d'armées de Tulle. Capitaine en juin 70. Durant la Guerre de 70 : Adjoint du commandant de l’artillerie du 18e CA, il participe aux batailles de Borny, Rezonville et saint Privat. Fait prisonnier à Metz, il s'évade et rejoint l'Armée de la Loire au 18e CA. Il est capitaine en premier en novembre. Le 28 novembre, lors de la bataille de Juranville, en plein jour et à découvert, il prend un pièce positionnée sous le feu de l’ennemi. Chef d’escadron en décembre, après moins d’un an de grade de capitaine, il est chef d’EM de l’artillerie du 26 CA. En janvier 1871 il est décoré (officier de la Légion d'Honneur) après le combat de Villersexel. Lorsque l'Armée de l'est est obligé de passer en Suisse, il s'évade de nouveau et il est envoyé en Algérie. En 1879, il est nommé à la maison militaire du Président Grévy. Il restera dans cette fonction jusqu'en 1892, sous les Présidents Grévy (1879-1888) et Carnot (1888-1892), et y acquérant les grades de Lieutenant Colonel (1880), Colonel (1882), Général de brigade (1887) et général de division (1891). Durant cette période il obtient en outre de participer à l'expédition de Tunisie comme commandant l'artillerie, poste à partir duquel il peut renseigner le Président Grévy. Durant sa période de chef de corps il obtient aussi de commander le régiment d'artillerie de Vincennes et de rester en poste à l'Elysée. En 1888, il est atteint d’un coup de feu en haut de la cuisse gauche lors des chasses présidentielles à Rambouillet (plaie profonde de 30 cm). Il prend le commandement de la 12em division d'infanterie en 1892 et est nommé commandeur de la Légion d'Honneur. Il est nommé à la tête du 8em corps d'armée en 1893, puis passe au 2em corps d'armée en 1897. Promu Grand Officier de la Légion d'Honneur le 14/9/1897. De 1899 à 1900 il est Gouverneur militaire de Paris. Membre du CSG en 1898, il en devient le VP en 1900. Il est promu Grand Croix de la Légion d'Honneur le 20/12/1904. Réserve en 1906. En 1914, il reprend un commandement actif comme commandant les divisions territoriales. Il meurt le 31/8/1918.

Général Campenon: est né à Tonnerre (Yonne), le 4 mai 1819. Colonel en 1870, après une carrière déjà admirablement remplie par les campagnes de Crimée, d'Italie et de Chine, il fut nommé chef d'état-major de la division de cavalerie du 4° corps et prit part aux batailles sous Metz, y fut blessé et fait prisonnier à la suite de là capitulation. Il était général de division depuis deux ans quand Gambetta l'appela au portefeuille de la guerre en 1881. Tombé du pouvoir en 1882 avec le cabinet Gambetta, le général Campenon fit partie encore des ministères Ferry et Brisson. II a été, plus récemment, un des adversaires les plus résolus du boulangisme. Comme républicain et comme soldat, il laisse un nom universellement honoré. Un de ses principaux actes à notre reconnaissance est la révision complète du plan de mobilisation, qui fut faite d'après ses ordres et sous sa surveillance. Il est l'auteur du décret du 28 décembre 1883 portant règlement sur le service intérieur des troupes d'infanterie. Mort le 17 mars 1891


Maréchal Canrobert: Alors que son père, officier de l'Ancien Régime, sert à l'armée de Condé et émigre en 1791, son demi-frère, Antoine, brillant officier issu de Saint-Cyr est tué par un boulet de canon à Fleurus le 16 juin 1815, en combattant pour l'Empereur. Lui-même, après avoir été orléaniste, est dès 1851 un fidèle serviteur du régime bonapartiste. Elève de Saint-Cyr en 1826, Canrobert sert au 47ème régiment d'infanterie de ligne de 1828 à 1840. En 1835, il part une première fois pour l'Algérie et rentre en France en 1839. Capitaine adjudant-major, il demande, en 1840, à retourner en Afrique. Versé au 6ème bataillon de chasseurs à pied le 17 octobre 1840, Canrobert est de retour en Algérie en 1841 et y demeure jusqu'en 1850. Il sert dans plusieurs régiments d'infanterie de ligne et d'infanterie légère et, colonel le 8 novembre 1847, commande le 2ème régiment d'infanterie de ligne, le 2ème régiment de la Légion étrangère puis le régiment de Zouaves. Il débloque le poste de Bou Saada et monte l'un des premiers à l'assaut de Zaatcha en 1849. Il en hérite la cravate de commandeur de la Légion d'honneur. Nommé général de brigade le 13 février 1850, il est rappelé à Paris et y commande différents corps de troupes. Il adhère au coup d'Etat et sa brigade est l'une de celles qui opèrent sur les boulevards dans les jours qui suivent. Tout en conservant le commandement de la 3ème brigade de la 1ère division de l'armée de Paris, il est nommé aide de camp du prince président le 17 février 1852. Général de division le 14 janvier 1853, il est maintenu dans ses fonctions d'aide de camp de l'Empereur. Lorsque la campagne d'Orient est décidée, Canrobert est désigné pour accompagner Saint-Arnaud, Bosquet, Forey et le prince Napoléon. Après la victoire de l'Alma où il est blessé, il remplace Saint-Arnaud, mourant, à la tête du corps expéditionnaire en Crimée. Le 16 mai 1855, en mésentente avec lord Raglan commandant le corps expéditionnaire anglais, ne supportant plus les pressions en provenance de Paris, Canrobert abandonne son poste au profit de Pélissier. Cet évènement ne porte pas atteinte au courage de Canrobert, mais il illustre son incapacité à assumer des responsabilités trop lourdes et à supporter des situations conflictuelles. Commandant du 1er corps de l'armée d'Orient le 16 mai 1855, Canrobert reprend à sa demande le commandement de son ancienne division, devenue 1ère division d'infanterie du 2ème corps. Cette situation étant moralement difficile, Napoléon III insiste pour qu'il renter en France et après plusieurs refus, par fierté, de Canrobert, il le nomme à nouveau aide de camp et lui intime l'ordre de rentrer à Paris occuper ses fonctions. De retour en France et toujours aussi populaire, Canrobert est nommé d'abord sénateur le 17 août 1855, puis maréchal en même temps que Bosquet et Randon, le 18 mars 1856. En Italie, Canrobert commande le 3ème corps de l'armée et s'illustre à la bataille de Magenta en tenant la position clé de Ponte-di-Magenta. A Solferino, un malentendu l'oppose à Niel quant à l'assistance qu'il lui prêta pendant la bataille. Mais le différend est aplani et les deux hommes restent ensuite en bons termes. De 1859 à 1862, Canrobert exerce les fonctions de commandant supérieur du 3ème corps d'armée à Nancy. Chargé du commandement des troupes réunies au camp de Châlons le 10 mars 1862, quelques mois plus tard, le 14 octobre, il prend le commandement supérieur du 4ème corps d'armée à Lyon, en remplacement de Castellane, décédé le 16 septembre. Le 22 juin 1865, il est nommé au commandement supérieur du 1er corps d'armée et de la 1ère division militaire à Paris, en remplacement de Magnan, décédé le 29 mai. Canrobert exerce ce commandement jusqu'à l'entrée en guerre contre la Prusse et le 17 juillet 1870, il est à la tête du 6ème corps de l'armée du Rhin. Le 12 août, il refuse de prendre le commandement de l'armée du Rhin, effrayé par les responsabilités qui en découlent ; il abandonne ce commandement vicié à Bazaine et est un subordonné obéissant. Il ne prend aucune part à la bataille de Borny, le 14 août 1870, mais s'illustre par son héroïque résistance à Gravelotte, le 16 août. Deux jours plus tard, le 18 août, à Saint-Privat il décime la garde royale prussienne ; faute de munitions et de renforts il abandonne sa position. Il participe encore aux combats de Sainte-Barbe, Noisseville et Ladonchamps mais encerclé dans Metz avec l'ensemble de l'armée du Rhin, il est prisonnier le 28 octobre 1870. Après plusieurs mois de captivité il est libéré et regagne la France en mars 1871. Il occupe dès lors différentes fonctions militaires jusqu'en 1883 et fait une carrière politique dans le groupe de l'Appel au peuple, en étant élu sénateur du Lot en 1876 puis sénateur de la Charente en 1879, fonction qu'il occupe jusqu'en 1894. Fidèle à la mémoire de Napoléon III, il assiste aux funérailles de l'Empereur, le 15 janvier 1873 en Angleterre. Lui-même s'éteint dans son domicile parisien le 28 janvier 1895. Il était le dernier maréchal de Napoléon III encore en vie. Agréable de sa personne, le maréchal était éloquent à ses heures, doué d'une chaleur de langage imagée et inspirait une confiance sans borne à ses soldats. Au feu il était d'un entrain irrésistible, mais dans le commandement il se montrait parfois incertain, manquant de confiance en lui.


Amiral Amédée-Anatole-Prosper Courbet, né le 26 juin 1827 à Abbeville et décédé le 11 juin 1885 à Makung aux îles Pescadores, est un militaire français. Il est le dernier d’une famille de trois enfants. Son père meurt en 1836 alors qu’il n’a que neuf ans. Il entre à l’École polytechnique en 1847, cinquantième au classement sur cent vingt-six. Il entre dans la Marine en 1849 et devient aspirant sur la Capricieuse. Il est nommé enseigne de vaisseau en 1854 et lieutenant de vaisseau en 1856. Il est décoré de la Légion d'honneur en 1857. Il est nommé capitaine de frégate en 1866. Il est promu vice-amiral en 1884. Après avoir été gouverneur de la Nouvelle-Calédonie, il participe à la conquête du Tonkin. Il meurt à bord du Bayard, en rade de Makung (îles Pescadores, Taïwan), le 11 juin 1885, à l'âge de cinquante-sept ans. Le 26 mai 1880, il est nommé par décret Gouverneur de la Nouvelle-Calédonie (il est alors capitaine de vaisseau) et commandant de la Division navale. Il débarque à Nouméa le 8 août 1880. Il reste gouverneur de Nouvelle-Calédonie jusqu'au 25 septembre 1882 date où il remet ses pouvoirs à son successeur Pallu de la Barrière. Son séjour calédonien, dans une conjoncture politique difficile, a été émaillé de conflits avec le Conseil municipal de Nouméa et avec une partie de la presse locale. Courbet quitte la Nouvelle-Calédonie pour Sydney puis la France, le surlendemain, heureux, dira-t-il, d'être débarrassé de « cet odieux gouvernement ». Le 26 décembre 1883, il est nommé commandant en chef de la Division navale du Tonkin. Il impose à l'Annam la paix de Hué et enlève Sontay aux Pavillons noirs. Devenu commandant de l'Escadre d'Extrême-Orient, après la violation du traité de Tien-Tsin par les Chinois, il anéantit la flotte chinoise dans la rivière Min et occupe l'archipel des Pescadores. Le 23 août 1884, il anéantit la flotte chinoise. Courbet a un aviso, trois croiseurs, trois canonnières, et deux torpilleurs. Les Chinois ont onze bâtiments de guerre, douze jonques de guerre et sept canots torpilleurs à vapeur. C’est la « descente de la rivière Min ». Courbet est alors surnommé « le terrible Coupa ». Le 18 septembre 1884, il est promu contre-amiral. La paix signée, il meurt d'épuisement le 11 juin 1885, à bord du Bayard par suite des fatigues de la campagne. Il était Grand Officier de la Légion d'honneur. L’amiral Courbet est l'avant-dernier Français à avoir remporté une bataille navale, en février 1885, le combat de Shipu. La dernière bataille navale remportée par la France (gouvernement de Vichy) est le 17 janvier 1941 à Ko Chang contre les

Général d'Aubigny


Général Davout: Élève du Prytannée, puis de l'ESM en 1847. Nommé sous lieutenant au 72 RI en 1849. Lieutenant en 1852. Part en Afrique en 1854 Nommé Capitaine en 1856 après une razzia dans le sud Oranais. Transféré au 2em tirailleurs, puis au régiment de turcos provisoire. Campagne d'Italie. Le 3 juin, veille de Magenta, il s'illustre en sauvant une batterie de réserve avec sa compagnie et charge l'ennemi qu'il repousse. Nommé Chef d'escadron au 23 RI le 18/6/59 et Chev LH. Passe ensuite au 13em BCP. Lt Colonel le 27/12/1865. Colonel du 95 RI le 12/3/1870. Campagne contre l'Allemagne : Son régiment fait partie de la brigade Clinchant de l'armée du Rhin (1 DI, 3 CA). Le 18 aout à St Privat, il s'illustre sur le crête de Chantrenne où il repousse trois fois les attaques prussiennes. Le 31 aout il combat à Noisseville et à Servigny. Off LH 1870. En captivité en Allemagne. Rejoint son régiment à Aubagne et intervient contre Marseille, alors en pleine insurrection le 4 avril. Il prend ensuite le commandement du 36 RI qu'il conduit contre la Commune (enlève le château de Bécon, puis Asnieres). Durant la semaine sanglante, il prend les gares de l'Est et du Nord, ainsi que les buttes Chaumont sous les ordres de Ladmirault. Blessé d'une balle dans la tête le dernier jour des opérations. Comm LH 1871 Brigadier 24/6/1871. Commande un brigade d'infanterie, puis la 13em brigade d'artillerie de 1875 à 1877. Division 25/9/1877. Commande la 13em DI, puis est nommé chef d'EMG (1879), remplacé par le général Farre. GO LH 1880. Il est nommé successivement à la tête des 10 ème CA (81-83), du 19em CA (84), puis du 14em (85-88). Membre du CSG de 1889 à 1894.


Général De Caprini


Le Général de Lartigue, avait de brillants états de services. Lorsque la guerre de 1870 éclata, il était membre du Comité d'infanterie au ministère de la guerre il fut aussitôt rappelé au commandement de la 4° division du 1er corps de l'armée du Rhin, placé sous les ordres du Maréchal de Mac-Mahon. A Reischoffen, il fut chargé de protéger la retraite de l'armée et ordonna pour la rendre possible la fameuse charge des cuirassiers, cette division de cavalerie ayant été mise sous ses ordres par le Maréchal sur le champ de bataille. Il fut élevé à cette occasion à la dignité de grand-officier de la Légion d'honneur. Admis par anticipation dans la section de réserve, le 11 Février 1879, il fut un des cinq commandants de corps d'armée dont le ministère Dufaure demanda la révocation, pour obéir aux sommations radicales, révocation refusée par le Maréchal de Mac-Mahon qui, plutôt que de les éloigner de l'armée, préféra abandonner la présidence de la République. Fait prisonnier à Sedan, où il eut un cheval tué sous lui et fut lui-même blessé à la jambe et au bras, il fut interné à Stettin. A sa rentrée en France, il fut nommé commandant de la 21° division militaire. Plusieurs fois inspecteur général, le Général de Lartigue fut enfin appelé au plus haut grade de l'armée et nommé commandant du 12° corps le 28 Septembre 1873 à Toulouse, où il s'était retiré depuis son passage dans là réserve, en 1879, il décédé le 27 Juillet 1893.

Général De Launay


Général Marie François Joseph de Miribel Promu général de brigade le 3 mai 1875, puis général de division le 24 juillet 1880, il est chef d'État-major du ministre de la guerre en 1878 et 1881. Il occupe successivement le commandement de la 28e Division de Lyon, puis du 6e Corps d'Armée sur les frontières de l'Est. Il est enfin nommé chef de l'État-major général de l'armée en 1890. Il siège aussi au sein du Comité de l'artillerie. Il est créé grand officier de la Légion d'honneur le 8 juillet 1889.


Général de division Thoumas: Il est né à Laurière dans la Haute Vienne en 1820. En 1889 il fut admis à l'École Polytechnique qu'il quitta pour entrer dans l'artillerie. Au moment de la guerre de Crimée, il était capitaine et se fit remarqué par sa bravoure et fut cité à l'ordre du jour de l'armée. La guerre franco-allemande le trouva lieutenant-colonel et c'est à lui que revint en sa qualité de président à la sous-direction de l'artillerie, d'organiser cette arme, alors en plein désarroi. Le colonel dut faire face à tout: il créa des arsenaux et s'adressa aux établissements civils pour la fabrication des canons. Nommé inspecteur des poudres et salpêtres, puis commandant de la brigade d'artillerie de Versailles, chargé de nombreuses missions spéciales en 1878, il est promu général de division et prendra part aux travaux des commissions techniques. Le 27 décembre 1884 il fut nommé grand officier de la légion d'honneur. Il eut un rôle primordial, aux côtés de Gambetta, dans le gouvernement de la Défense nationale à Tours et à Bordeaux et assura l'armement de l'armée française. Il est l'auteur de nombreuses études d'histoire militaire, il est décédé en 1893.


Le général Eugène Durand de Villers, est né à Metz, il était entré à l'école de Saint-Cyr à l'âge de dix-neuf ans; il fut nommé colonel le 3 août 1869 et fut, pendant la guerre franco-allemande, attaché en cette qualité à l'état-major du général Vinoy. Il reçut les étoiles de général de brigade le 4 novembre 1874. Dans ce grade, il commanda la place de Versailles, puis fut désigné par le général Vinoy Grand-Chancelier de la Légion d'honneur, pour occuper les fonctions de secrétaire général de la Grande-Chancellerie. Le général Durand de Villers était grand-officier de la Légion d'honneur. Il est décédé à Paris le 15 avril 1893. Il était âgé de soixante-dix-sept ans : il avait quitté le service actif depuis le 7 mai 1880, époque à laquelle il avait été admis à faire valoir ses droits à la retraite.


Général de division Rolland: Saint Cyrien 1840-1842 (promotion des cendres). Sous lieutenant, il entre au 13e régiment d'infanterie. Lieutenant, le 1/3/1847. Capitaine, le 29/12/1851. En 1855, il est capitaine adjudant major du 13e RI. Chef de bataillon, le 30/12/1857, il est nommé major du 2e régiment étranger, puis du régiment étranger après la fusion de la légion. Il embarque le 1er janvier 1864 pour le Mexique, y conduisant les renforts de la première partie du régiment qui y avait été envoyé (avec le 3e bataillon et le dépôt, soit 24 officiers et 650 soldats). Lieutenant colonel, le 18/12/1865 au 81e RI, il est nommé officier de la LH en 1867 et revient du Mexique comme officier de l'ordre de la Guadalupe. Colonel le 24/12/1869 au 23e RI. Il participe au combat de Sarrebruck le 2/8/1870, il est blessé lors de la bataille de Rezonville en aout 1870. Général de brigade le 24/6/1871, il commande la 51e brigade d'infanterie. Nommé commandeur de la LH en octobre 1871. Général de division le 3/6/1879, il est mis à la tête du la 7e division d'infanterie jusqu'en 1885. Il finit sa carrière comme grand officier de la légion d'honneur. Il meurt en 1892.


Général SEATELLI Paul Baptiste né le 19/9/1814 à Bastia (Haute-Corse) ; Général de brigade ; Commandant la 2ème brigade de la 3ème D.I. du 16ème corps d’armée de la 1ère armée de la Loire en 1870 ; Commandeur de la LH ; Mort le 22/11/1892 à Montauban (Tarn & Garonne). Caveau familial SEATELLI-REYNIER. Cimetière de Sarcelles (Val d’Oise).

Général de division le Baron François Nicolas Fririon, né le 7 février 1766, à Vandières (Meurthe), est un militaire français. Il entra au service en 1782, comme volontaire, chef de bataillon en 1794; adjudant-général en 1796 ; il fut en cette qualité envoyé à l'armée d'Helvétie, en Italie, sous Schérer. Rappelé sur le Rhin en 1799, Moreau le nomma général de brigade sur le champ de bataille de Hohenlinden. Il était à la paix commandant du département du Bas-Rhin (1802), et servit plus tard à l'armée d'Italie sous Masséna, puis en Danemark. Il commandait une brigade de la Grande Armée à Essling. Le maréchal Lannes, présent à ses manœuvres pendant cette journée, lui dit : « Général, vous vous couvrez de gloire, vous et votre brigade ; je rendrai compte de votre conduite à l'Empereur. » Fririon se distingua encore au passage du Danube, à Wagram et au pont de Znaïm. L'Empereur lui accorda le brevet de général de division et le titre de baron avec un supplément de dotation. En 1810 il était chef de l'état-major général en Portugal. Rentré en France, il devint inspecteur de la 16e division militaire. Sous la Restauration, il remplit les fonctions d'inspecteur général d'infanterie. Il mourut le 24 mai 1821. Son nom est inscrit sur l'arc de triomphe de l'Étoile, côté Est.

Marie Edme Patrice Maurice de Mac Mahon, Duc de Magenta 1808 - 1879 Fils d’un émigré d’origine irlandaise, Mac-Mahon est élevé dans les traditions de la noblesse française au château de Sully en Saône et Loire. Sorti de Saint Cyr comme sous-lieutenant en 1827. Sa première qualité, la bravoure qu’il montre au cours de l’expédition d’Algérie en 1830. Il participe au siège d’Anvers en 1832 mais c’est surtout en Algérie qu’il fait carrière durant 20 années il est blessé plusieurs fois il montre un courage exemplaire notamment au cours de la prise de Constantine. Il est général de division en 1852, il s’illustre au cours de la guerre de Crimée en 1855 en prenant le bastion de Malakoff où il prononce son célèbre « J'y suis, j'y reste ! », qui sera décisive. Il est fait Maréchal par Napoléon 3. Il est blessé et fait prisonnier par les Prussiens en 1870. Rentré en France au début de 1871, il est nommé à la tête de l'armée dite « Versaillaise » qui réprime sévèrement la Commune de Paris en tuant 30 000 personnes, emprisonnant 38 000 et déportant au bagne 7 000 autres. Porté par sa popularité, il est élu président de la République après la chute d’Adolphe Thiers le 24 mai 1873. Après avoir limogé le président du Conseil Jules Dufaure, il le remplace par le duc Albert de Broglie un monarchiste, projetant ainsi une restauration de la monarchie3. Mais l’échec de cette restauration le conduit à voter le septennat présidentiel. Le 26 septembre 1875, il séjourne à Vernon dans l’Eure pendant plusieurs jours, afin de préparer les grandes manœuvres de la troisième armée. Avec réticence, il consent en 1876 à la formation des cabinets Dufaure et Jules Simon, dominés par les républicains. Cependant, les élections suivantes donnent à la gauche une majorité de 120 sièges, et le ministère de Broglie démissionne le 19 novembre. Mac Mahon tente d’abord de former un gouvernement de fonctionnaires dirigé par le général de Rochebouët, mais la Chambre ayant refusé d’entrer en contact avec lui, Rochebouët démissionne dès le lendemain, et le président se voit contraint de rappeler Dufaure à la tête d’un ministère de gauche. Les élections sénatoriales du 5 janvier 1879 ayant livré cette assemblée à la gauche, Mac Mahon, qui ne dispose plus d’aucun soutien parlementaire, préfère démissionner le 30 janvier 1879. Le républicain Jules Grévy lui suc cède. Patrice de Mac Mahon meurt le 17 octobre 1893 au château de la Forêt, à Montcresson, près de Montargis, après avoir entrepris la rédaction de ses mémoires et est inhumé le 22 octobre aux Invalides, après des obsèques nationales et une messe à l’église de la Madeleine. Les cinq cordons du char funèbre furent tenus par le général Février, grand chancelier de la Légion d’honneur, l’amiral Henri Rieunier, ministre de la marine, le général Loizillon, ministre de la Guerre, Monsieur Merlin, du Sénat et Monsieur Malvy, de la Chambre. (source Wikipédia)


Le Général de Division Christian Paulze d'Ivoy de la Poype, Né à Bourges en 1813 du mariage de Jacques Paulze d'Ivoy, préfet de Lyon et pair de France avec Mlle Agathe de la Poype fille du Général de division de la Poype, il était frère de M. Charles d'Ivoy, deux fois cité à l'ordre de l'armée, Colonel à trente-huit ans, glorieusement tombé à la tète du 1er zouave, au combat de Melegnano. Le Général Paulze d'Ivoy joua un rôle brillant à l'armée du Nord où il commanda en 1870 une division, puis le 22e corps d'armée. Il prit une part considérable aux batailles de Pont-NoyelIes, de Bapaume et de Saint-Quentin. Marié en 1850 à Mlle de Peyronnet, petite-fille du garde des sceaux de Charles X, le Général d'Ivoy était père de M. Elie Paulze d'Ivoy, qui a épousé en 1892 Mlle Desmarest, fille du sous-gouverneur de la Banque de France. Par sa mère, il descendait de l'ancienne maison de la Poype, dont la filiation remonte au Xe siècle, époque à laquelle elle apparait déjà comme l'une des premières du Dauphiné. La famille Paulze d'Ivoy, originaire de l'Ile-de-France, a relevé le nom de la maison de la Poype éteinte en 1851. Il est décédé en son château de Courtiras près de Vendôme le 19 Mars 1893.


Général de division Raoul François Charles Le Mouton de Boisdeffre est promu capitaine au 48e régiment d'infanterie de ligne en 1866, il sert en Algérie sous les ordres du général Chanzy, de 1865 à 1867, puis de 1868 à 1870.En 1870, après une courte et désastreuse campagne sous les ordres du général Vinoy, il se retrouve dans Paris assiégé. Constatant l'inutilité de la défense de la ville, il demande à rejoindre Chanzy et l’armée de la Loire et est envoyé en mission avec le ballon « le Lavoisier » par le gouverneur de Paris, le général Trochu, auprès du gouvernement de la défense nationale. En qualité de chef de bataillon, il suit le général Chanzy, gouverneur de l’Algérie de 1873 à 1879. Il est nommé lieutenant-colonel en 1878, il occupe les fonctions d’attaché militaire de 1879 à 1882 et fait Colonel en 1882, puis général de brigade en 1887, il est l'un des plus jeunes brigadiers de sa génération. Nommé au commandement d'une division, il est rappelé en 1893 au décès subit de Miribel, comme chef d'État-major général de l'armée. En 1896, il est nommé ambassadeur extraordinaire au couronnement de Nicolas II, où il négocie le raffermissement de l'Alliance.


Général de division François Auguste Goze est né le 1er aout 1818, à Metz il entre à Saint Cyr à 18 ans. A peine sous lieutenant, il assiste au siège d'Anvers et franchit rapidement les premiers échelons. Chef de bataillon à 38 ans, il est blessé au siège de Rome et fait chevalier de la légion d'honneur. Lieutenant colonel le 30 décembre 1852 il s'embarque pour l'Orient avec le 6ème de ligne. Il se fait remarquer par une bravoure exceptionnelle; il est mis à l'ordre de l'armée pour avoir sauvé à Inkerman le drapeau du régiment et, quoique blessé, avoir pris le commandement en remplacement du Colonel de Camas, qui venait d'être tué. La croix d'officier et le grade de Colonel le récompense pour sa brillante conduite. Au Mamelon Vert, il est de nouveau blessé. A la fin de la campagne, après la prise de Sébastopol, il reçoit à 45 ans les étoiles de Général de brigade. En 1859 il commande la première brigade de la 3ème division du 1er corps d'armée il assiste au sanglant combat de Melegnano, où il reçoit sa 4ème blessure. Après Solférino il est fait commandeur de la légion d'honneur. Nommé général de division en 1867 il commande pendant la campagne de 1870 à Sedan. En 1880 il est élevé à la dignité de grand officier. Il décède le 3 Mars 1893.


Le général marquis Gaston Alexandre Auguste de Galliffet, prince de Martigues, est un militaire français né à Paris le 23 janvier 1830 et mort à Paris le 9 juillet 1909 qui fut ministre de la Guerre dans le gouvernement Waldeck-Rousseau. Sa carrière ministérielle est marquée par ses positions impopulaires pendant l'Affaire Dreyfus. Il s’engage le 22 avril 1848 dans la cavalerie légère. Il est brigadier le 3 octobre 1849 puis sous-officier le 13 décembre 1850. Il devient sous-lieutenant en 1853, est nommé au régiment de Guides, garde personnelle de Napoléon III et fait chevalier de la Légion d'honneur. Il sert avec éclat durant la guerre de Crimée au régiment des Guides de la Garde Impériale. Le 15 juin 1855 il est cité à l'ordre de l'armée comme s'étant particulièrement distingué dans l'enlèvement de vive force des redoutes russes en avant de Sébastopol. Lieutenant en 1857, il est envoyé en Algérie et prend part à toutes les expéditions de la période. Il sert également lors de la campagne d'Italie. Capitaine en 1860 au 2e Spahis à Mascara il est nommé, la même année, officier d'ordonnance de l'Empereur Napoléon III. Chef d'escadron le 24 juillet 1863 au 1er Régiment de hussards, il sert à nouveau en Algérie à Tlemcen et est promu officier de la Légion d'honneur. Nommé successivement au 6e Hussards, puis 12e Chasseurs, il est promu au grade de colonel le 14 août 1867 du 3e Régiment de chasseurs d'Afrique, puis il est admis en 1e section des officiers généraux avec le grade de général de brigade le 30 août 1870. Il commande la brigade de chasseurs à cheval qui charge à Sedan. À l'issue de sa captivité, il retourne en France pour commander une brigade de cavalerie de l'armée de Versailles et participe aux opérations contre la Commune où il se distingue par sa férocité envers les insurgés et gagne la réputation d'un homme à poigne. Il commande ensuite la subdivision de Batna puis la 31e brigade (1874-1875) et est promu commandeur de la Légion d'honneur en 1873. Général de division le 3 mai 1875, il commande la 15e Division (1876-1878), puis le 9e corps d'armée (1879-1881). Il est candidat à l'élection présidentielle de 1879. Élevé à la dignité de grand officier de la Légion d'honneur en 1880 il est distingué par Gambetta et nommé gouverneur de Paris. Il commande ensuite le 12e corps d'armée (1882-1886). Président du comité de cavalerie (1881-1885), il réorganise la cavalerie française. Il est fait grand croix de la Légion d'honneur en 1887. Il appartient au Conseil supérieur de la Guerre. C'est lui qui décide de demander la révision du procès de Dreyfus dont la réhabilitation avait été soutenue par Émile Zola. Ainsi, le 21 septembre 1899, il peut déclarer à la Chambre à propos de l'affaire Dreyfus, suite à la grâce présidentielle de celui-ci et à sa remise en liberté : « l'incident est clos. » Sa carrière ministérielle s'achève par sa démission le 29 mai 1900 du fait de critiques du président du Conseil sur certains membres de son administration.


Général Jean THIBAUDIN, né le 13/11/1822 à Moulins (Nièvre). ESM 1841. Nommé sous lieutenant en 1843 au 6em RI, il est en Algérie de 1844 à 1849. Lieutenant en 1847. Capitaine en 1853 au 15em BCP. Il fait la campagne d'Italie et y est nommé chevalier de la Légion d'Honneur. Chef de bataillon en 1860 au 47 RI, puis au 35e RI. Lieutenant Colonel en 1868 au 67 RI. Durant la guerre contre l'Allemagne, il est affecté au 2ème corps d'armée (Frossard). Son régiment enlève le village de St Arnual lors de la bataille de Sarrebrück (2 aout). Il participe aussi à la bataille de Forbach. Colonel en 1870. Le 16 aout à Rezonille, son régiment se distingue et il est blessé au bras droit. Interné à Mayence après la capitulation, il s'échappe et prend le commandement du 10ème RI provisoire. Il est nommé général à titre auxiliaire et commande la 2ème DI du 24 CA (de Bressoles) avec laquelle il se porte au secours de Belfort. Il participe aux combats de l'armée de Bourbaki (Villersexel, Gonvillars). Au moment où Clinchant remplace Bourbaki, il est nommé à la tête du 24 CA., mais doit passer en Suisse où il est interné à Berne. Remis colonel par la révision de grades en 1871. Il commande le 32 RI jusqu'en 1877. Officier de la Légion d'Honneur en 1876. Général de brigade en 1877 à la tête de la 20ème brigade. Considéré comme un général républicain, il est appelé en 1879 par le général Farre, ministre de la guerre, pour prendre la direction de l'infanterie au ministère de la guerre. Commandeur de la Légion d'Honneur en 1881. Général de division en 1882, il commande la 6ème DI. Nommé ministre de la guerre en 1883, il signe le décret rayant les Princes d'Orléans du cadre de l'armée. Grand Officier de la Légion d'honneur en 1883, il est membre du comité de l'infanterie en 1885 et en devient le président entre 1886 et 1887.il fut nommé ministre de la Guerre (31 janvier - 9 octobre 1883). Il fut ensuite commandant de la place de Paris (1886) et mis à la retraite en 1888.

Général François Oscar de Négrier. Fait trois ans de StCyr, car il tue un camarade au cours d'un duel. Nommé sous lieutenant en 1859 au 3em BCP. A Rome de 1860 à 1863. Lieutenant en 1863 au 16em BCP. En Afrique (1864-1866) Capitaine en 1868 au 2em BCP. Campagne contre l'Allemagne : Blessé au jarret gauche à StPrivat (Chev LH), il est capturé à Metz. Il s'échappe dans des circonstances héroïques (tue deux hulans qui lui demandaient ses papiers) et offre ses services à l'armée du Nord. Nommé Chef de bataillon du 24 BCP de marche. Blessé aux batailles de Villers-Bretonneux, puis de Vermand (Off LH 1871). Après la Guerre, il part en Afrique et participe à la colonne de Milianah où il commande un bataillon du 11em provisoire. Il se signale par son intrépidité à la prise des Thanouts. Nommé ensuite à la tête du 25em BCP. Lt Colonel en 1875 au 140 RI. Colonel en 1879 au 79 RI, il prend ensuite le commandement de la Légion étrangère Brigadier 1883. A le tête d'une brigade du corps expéditionnaire du Tonkin (Bac Ninh, Lang son, où il est blessé). GO LH 1884. De retour en France il commande la 41e brigade d'infanterie en 1886. Division 1887. Commande la 14e DI (87-89), puis le 7em CA (1890-1894),


Le général LEWAL: père de l’école supérieure de guerre : Né à Paris le 13 décembre 1823, Lewal sort de l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr en 1843 pour entrer à l’Ecole d’état-major. Capitaine en 1848 et désigné pour l’Algérie, il y montre des qualités d’organisateur de premier ordre. S’inspirant des idées colonisatrices du maréchal Bugeaud, le capitaine Lewal, s’occupant du bien-être de tous, introduisit chez les Arabes les cultures perfectionnées. Entre temps, il prenait part à l’expédition de Kabylie ; devenu chef d’escadrons en 1859, il fut attaché à l’état-major du maréchal Canrobert avec lequel il fit la campagne d’Italie ; il devait rapporter de son séjour dans la péninsule une suite de notes de voyage qui parurent en 1860 dans la Revue contemporaine. Nous citerons entre autres : Catulle à Sermone, Annibal, et Magenta, mantoue et Virgile. Nous retrouvons le commandant Lewal au Mexique, dans l’état-major du corps expéditionnaire. Nommé lieutenant-colonel après Puebla (1863), il rend d’importants services à l’occasion des expéditions de Durango et de Guyamar de Senora. Rentré en France en 1867, il est appelé au ministère de la guerre par le maréchal Niel qui le met à la tête du service de mobilisation et de concentration, créé après la victoire de la Prusse sur l’Autriche à Sadowa l’année précédente. Colonel en 1868, c’est en cette qualité qu’il fit la campagne de 1870 à l’armée de Metz. A sa rentré de captivité, le colonel Lewal s’adonne activement à l’étude de la réorganisation de nos forces militaires. Déjà, en 1869, Le Moniteur de l’armée avait insisté sur la nécessité de donner à l’armée, dès le temps de paix, l’organisation en divisions et corps d’armée ; ces avis, qui avaient paru sous forme d’articles signés Studens, avaient été attribués, avec raison, au colonel Lewal. Mais c’est surtout en 1871 que Lewal s’affirme comme écrivain militaire d’une haute compétence. Parmi ses nombreux ouvrages, nous citerons ses lettres à l’armée (1872, 2 vol), puis en 1873, le premier volume d’un ouvrage considérable intitulé Etudes de guerre, lequel eut un grand retentissement dans le monde militaire plaçant son auteur au premier rang des écrivains militaires modernes et enfin en 1893, sa stratégie de marche. Général de brigade en 1874, sa valeur incontestable le désigne naturellement au choix du ministre pour la direction de l’Ecole supérieure de guerre. Nommé général de division en 1880, il succéde au général Campenon comme ministre de la guerre. Le général Lewal a publié une quarantaine d’ouvrages. Il a été admis à l’Académie royale militaire de Suède, honneur rarement accordé aux étrangers. Il meurt à Senlis le 22 janvier 1908.

Général Hanrion: Né le 4 novembre 1772, à Villécloye, canton de Montmédy (Meuse). Etat des services : Entré au service dans le 17e bataillon de volontaire de la Meuse, 25 janvier 1790.(Bataillon devenu successivement par amalgame 13e puis 25e demi-brigade, et enfin 25e régiment d’infanterie légère)Sergent-major, 1er mars 1790. Adjudant avec rang de sous-lieutenant, 21 février 1794. Sous-lieutenant, 15 août 1794. Lieutenant, 24 mars 1797. Capitaine, 8 mai 1800. Capitaine aux chasseurs à pied de la Garde impériale, en 1805. Chef de bataillon et aide de camp du prince Borghèse, 12 mars 1808.Major, 22 février 1813. Colonel du 2e régiment d’infanterie de ligne, 23 février 1813. Colonel-major du 9e régiment de voltigeurs de la Garde impériale, 5 juillet 1813. Major, commandant du 25e régiment provisoire du 6e corps d’armée sous le duc de Raguse (maréchal Marmont), en mai 1813. Général de brigade, 21 décembre 1813, affecté à la jeune Garde impériale. Mis en non-activité, 1er septembre 1814. Rappelé au service durant les cent-Jours, commandant du 3e régiment de chasseurs à pied de la vieille Garde, 19 mai 1815. Mis en non-activité à la date du 1er décembre 1815. Admis à la solde de retraite, 1er décembre 1824. Remis en activité en qualité de maréchal de camp, commandant de la 1ère subdivision militaire (département d’Indre-et-Loire) de la 4e division militaire, 14 janvier 1831. Commandant de la 1ère brigade de la 4e division de l'armée du Nord, 4 août 1831. Mis en disponibilité, 5 avril 1832. Rappelé au service pour prendre le commandement du département de la Meuse, 2 novembre 1832. Commandant de la 1ère brigade de la 2e division du corps d’armée de l'Est, 6 novembre 1832. Mis en disponibilité, 1er février 1834. Mis définitivement à la retraite, 1er décembre 1834. Décédé le 2 novembre 1850.


Général Victor Louis François FEVRIER, Sous lieutenant au 19e RI en 1843. Lieutenant en 1848. Campagne en France (1851). Capitaine en 1851. Passe au 1er Zouaves en 1852. En Afrique de 1852 à 1854. Campagne de Crimée (1854-1856). Nommé Chef de bataillon au 30e RI (1856). Passe en 1859 aux Zouaves de la Garde. Campagne d’Italie (1859) où il est atteint d'un coup de feu. Médaille de la valeur militaire de Sardaigne, Médaille d’Italie, Officier LH. Après la guerre, il va à Nice avec son bataillon pour servir de garde d'honneur à l'Impératrice qui y passait l'hiver. Nommé Lieutenant colonel au 32e RI (1863). Passe au 3e Zouaves en 1866. Attaché militaire au Danemark. Suit la campagne du Schleswig-Holstein. Commandeur de l’Ordre du Dannebrog Colonel au 77e RI en 1868 (45 ans). Commandeur LH en 1870. Nommé Brigadier en 1871 (chargé de l’instruction des mobilisés de Lyon, il est surnommé le "père bandeau" en raison de sa blessure encore non guérie), puis prend le commandement de la subdivision du Rhône. En 1873, reçoit le commandement de la subdivision de l’Ain. Nommé Général de Division en 1878. Commande successivement la 25e DI (1878-1882), le 15e Corps d’armée (1882-1883) et le 6e Corps à partir de 1883. GO LH en 1882. Chevalier de 2e classe de l’ordre de St Stanislas (Russie), médaille coloniale « Algérie ». Président du comité technique de l’infanterie en 1883. Nommé membre du CSG en 1883. GC LH en 1887. Médaille militaire en 1888.


Général Denfert Rochereau: Né dans une famille protestante de moyenne bourgeoisie, marié à Pauline Surleau-Goguel (vieille famille de Montbéliard), il est diplômé de Polytechnique (X1842). Il se distingue lors de l'expédition de Rome de 1849 et participe ensuite à la guerre de Crimée en 1855, puis est en poste en Algérie de 1860 à 1864.Nommé gouverneur de la place de Belfort en 1870, il est confronté dès novembre 1870 à l'attaque puis au siège des armées allemandes, menées par Werder. Il mène alors avec sa garnison et la population de la ville une résistance héroïque qui dure 103 jours. Ce n'est que le 18 février 1871, sur un ordre du gouvernement de la Défense nationale, présidé par Louis Adolphe Thiers, qu'il accepte de baisser les armes et de se rendre. Partisan de la guerre contre l'Allemagne et du refus de l'armistice, il sollicite devant Thiers la grâce du jeune officier Louis-Nathaniel Rossel — lui aussi protestant — qui avait rejoint la Commune de Paris après la défaite française. Ce dernier est pourtant exécuté le 27 novembre 1871. La résistance de Pierre Philippe Denfert-Rochereau sauve l'honneur d'une France humiliée par la défaite de Mac-Mahon à Sedan et la reddition de Bazaine à Metz. Il offre aussi la possibilité à Thiers de négocier la conservation de l'arrondissement de Belfort au sein de la France, alors qu'il faisait auparavant partie de l'Alsace, désormais revendiquée par les Allemands. En 1872, il est député au Synode des Églises réformées pour le courant libéral. Il s'oppose à François Guizot et à Charles Bois, du courant orthodoxe contre l'adoption d'une confession de foi. Héros national, il est élu député à l'Assemblée nationale, où il soutient la politique de Léon Gambetta. Il meurt à Versailles en 1878. Sa dépouille repose aux côtés de son épouse, dans le cimetière de Montbéliard. Dans le 14ème arrondissement (quartier du Montparnasse), une place parisienne, où se trouve une réplique en bronze du Lion de Belfort, et une station de métro, une avenue, ainsi qu'une promotion du IVe Bataillon de l'École Spéciale Militaire de Saint-Cyr portent son nom. Donner à la place parisienne où se trouvait la barrière d'octroi dite "Barrière d'Enfer", le nom de place Denfert-Rochereau peut être considéré comme un calembour administratif !

Amiral Jaureguiberry: Né le 26 août 1815 à Bayonne, il quitte en 1831 les rives de l'Adour et ses quais, qui portent aujourd'hui son nom, pour rejoindre l'Ecole navale où il vient d'être admis. Comme enseigne, puis lieutenant de vaisseau sur des bâtiments aux noms évocateurs comme L'Inconstant, La Bordelaise, L'Embuscade ou L'Océan, il prend part à de nombreuses expéditions outre mer qui le mène des côtes de l'Afrique occidentale à l'Argentine et jusqu'aux Antilles. S'il révèle de véritables qualités d'officier au cours de ces campagnes, c'est en Orient qu'il se distingue particulièrement. En 1856, à l'issue des opérations en mer d'Azov au cours de la guerre de Crimée, il est promu capitaine de frégate. Ayant assuré le transport de La Gironde en Cochinchine, Jauréguiberry s'illustre en 1859 lors de la prise de Saigon et pendant plus d'une année à la tête des forces terrestres et maritimes. Capitaine de vaisseau en 1860, il commande le corps de débarquement dans l'Escadre de Chine où il reçoit trois citations pour sa conduite lors de la prise du camp de Tang Kou, des forts de Peï-Ho et de Pékin. Il empêche ses marins de participer aux pillages. Promu contre-amiral en 1869 et major de la flotte à Toulon, Jauréguiberry participe au blocus des ports allemands et devient commandant supérieur des lignes de défense de Carentan, puis commandant de la 1ère Division du XVIe corps de l'Armée de la Loire. Il est sur tous les fronts. Conscient de la grandeur de la mission qui lui incombe, il soutient avec ferveur ses hommes et déclare : " Avec des troupes aussi jeunes et aussi peu expérimentées, la place du général doit ètre au premier rang ". Son engagement fut aussi politique. Elu député des Basses Pyrénées en 1871, il démissionne pour occuper les fonctions de préfet maritime à Toulon, réorganise les services de la flotte, et devient sénateur inamovible en 1879. Il est à deux reprises ministre de la Marine entre 1879 et 1883. De confession protestante et fidèle à ses convictions, il démissionne en 1883 réprouvant la proscription des membres des familles princières, dont le vice-amiral, prince de Joinville est lui-même victime. Développant l'armement, il renforça la défense de nombreux ports. L'amiral Jauréguiberry meurt à Paris, le 21 octobre 1887, un an après avoir représenté une dernière fois la France : c'était à l'occasion de l'inauguration de la Statue de la Liberté à New York.


Général Félix-Gustave Saussier, Entre à Saint-Cyr à 20 ans, d'où il sort en 1850, il est sous-lieutenant au régiment Etranger, puis lieutenant à Sebastopol, où il est blessé et décoré de la légion d'honneur en 1855 par Canrobert. Blessé en Grande Kabylie, il participe ensuite à la campagne d'Italie, à Magenta et Solférino. En 1861, il est puni de deux mois de prison militaire pour avoir contesté devant la troupe, « dans un état de fureur incroyable », une punition que lui avait infligé son commandant. Il part ensuite pour la campagne du Mexique avec le régiment Étranger. Il y est fait officier de la légion d'honneur à la suite du siège de Oaxaca. Commandant la compagnie de Paso del Macho, il est le dernier à voir la 3e compagnie du régiment Étranger avant son combat mémorable de Camerone. Nommé lieutenant-colonel au retour du Mexique, il doit quitter les rangs de la Légion étrangère. Il sert alors au 41e de Ligne au cours de la bataille de Metz. Colonel en 1870, il prend part aux batailles de Borny-Colombey, Saint-Privat et s'oppose à la capitulation de Bazaine. Enfermé dans la citadelle de Graudenz sur la Vistule, il s'échappe et sert dans l'armée de la Loire. Prisonnier des Prussiens à la chute de Metz, il s'évade de Cologne puis rejoint la France. Il est nommé général de brigade à l'armistice. Au cours de l'insurrection d'Algérie de 1871, il commande la 2e Brigade active qui forme la colonne de Kabylie orientale et combat d'avril à octobre de cette année. Élu député républicain de l'Aube en 1873, il rejoint de nouveau l'armée en 1878 pour être nommé général de division. En 1879, il commande le 19e Corps d'Armée. L'année suivante, il quitte le commandement du 6e Corps pour rejoindre l'Algérie où la situation devient critique. En 1881, il commande le corps expéditionnaire de Tunisie qui pacifie le pays et le sud de l'Algérie. En 1884, il est nommé Gouverneur militaire de Paris. En 1887, il est candidat à l'élection présidentielle, sans succès. En octobre 1887, il préside un conseil d'enquête dans le cadre du scandale des décorations militaires. Il est membre du Conseil Supérieur de la Guerre de 1882 à 1902, dont il est le vice-président de 1889 à 1897.


Colonel Gillon: Il entre à l'ESM en 1858. Nommé sous lieutenant en 1860. Nommé lieutenant il est au 84e RI pendant la guerre de 1870. Il est blessé au combat de Pletre. Capitaine en 1871, il est officier d'ordonnance du général Ducrot après la guerre. Chef de bataillon en 1878 au 3e zouaves, il participe à l'expédition du Tonkin. Lieutenant Colonel en 1888. Colonel en 1891, il prend la tête du 49e RI. Lors de la mise en place du corps expéditionnaire de Madagascar, il est placé à la tête du régiment métropolitain (200e RI). Au cadre de réserve en 9/02, il décède le 18/8/1910.


Commandant Faurax: Il avait du s’enthousiasmer dans son jeune âge pour les campagnes de l’armée de Napoléon III et peut-être entendu parler de celle du Mexique où la Légion étrangère s’illustra à Camerone en 1863. Ne voulant pas faire le même métier que son père, c’est ce qui aurait pu l’avoir poussé aussi à s’engager le 9 avril 1867 pour 7 ans au 77e régiment d’infanterie de ligne où il fut nommé caporal le 15 octobre de la même année et sergent le 6 janvier 1869. Dès le début de cette guerre contre la Prusse, le sergent Faurax avait participé à l’assaut contre Sarrebrück le 2 août 1870. Blessé à l’épaule droite et à la poitrine, il était évacué sur l’arrière. Mais à peine guérie de ses blessures il remontait en ligne. Le 18 décembre, son unité faisait partie d’une formation comprenant les légions du Rhône, une de la Gironde et le 32e de marche aux ordres du général Cremer, qui combattirent les 25.000 Badois du général Werder à Nuits Saint Georges, cette bataille coûta la perte de 1200 hommes à la 1ère légion du Rhône. Le sergent Faurax y avait été blessé par un éclat d’obus à la jambe gauche. Ses qualités de chef et sa conduite au feu lui avaient valu l’épaulette de sous-lieutenant. Muté au 90e régiment d’infanterie de ligne, puis au 57e régiment d’infanterie de marche, il continuait le combat contre l’envahisseur. En cette période difficile, il était de ceux que leur personnalité fit émerger. Il fut promu lieutenant le 26 novembre 1870 puis capitaine sur le champ de bataille le 15 janvier 1871. Il avait reçu la croix de chevalier de la Légion d’Honneur. Mais le nouveau gouvernement de la Défense nationale de Tours, réduisit l’inflation des grades et le capitaine Faurax fut remis lieutenant et confirmé dans ce grade le 15 janvier 1872 par une décision de la commission de révision des grades. Il faut aussi noter qu’il avait été interné en Suisse avec une partie de l’armée de Bourbaki et rapatrié en France à la fin de la guerre. le lieutenant Faurax, nommé enfin capitaine au 1er mai 1875, fut retenu sur le sol métropolitain pour participer à l’encadrement de nouvelles unités. Affecté successivement aux 100e, 92e, puis 101e régiments d’infanterie de ligne, il suivit aussi des cours de spécialisation, comme ceux de l’école de tir de La Valbonne près de Lyon. En 1881, le capitaine Faurax, adjudant-major au 101e, embarquait avec son régiment pour la Tunisie. Pendant 5 années il fera partie des colonnes de pacification à travers ce pays. L’année 1887 a vu sa mutation au 3e bataillon d’infanterie légère d’Afrique , contrairement à ce que l’on aurait pu croire le contact avec les « réprouvés » lui fit découvrir l’armée d’Afrique et le goût de l’aventure qui se concrétisa en 1889. En effet au 11 juillet de cette même année, promu chef de bataillon, il était affecté au 1er Etranger à Sidi-bel-Abbés. Il rejoignait enfin cette Légion étrangère qu’il avait souvent côtoyée au combat lors de la guerre de 1870-1871 ou en Tunisie. C’est avec ses légionnaires de l’un des 4 bataillons du 1er Etranger qu’il mena la lutte contre les pirates qui opéraient au Tonkin. Il avait obtenu ce qu’il désirait : avoir un commandement à la Légion. Par la suite, il fut chargé d’étudier l’organisation militaire au Japon. Ce fut un déchirement pour lui lorsqu’il reçut sa mutation en métropole pour le 6e régiment d’infanterie de ligne où il n’aura de cesse de revenir dans son ancien corps. L’intermède en métropole aura été de courte durée et, alors qu’il servait au 98e de ligne à Sathonay près de Lyon, il put réintégrer de nouveau le 1er Etranger le 29 janvier 1890. En 1868, la France avait signé avec le roi de Porto-Novo Un traité lui assurant la liberté commerciale et son petit royaume fut placé sous protectorat français en 1880 avec un résident gouverneur. Mais le nouveau roi du Dan-Homey (Dahomey) Béhanzin depuis 1889,ayant cependant reconnu par un traité ce protectorat, envisageait de prendre Cotonou et Porto-Novo pour lui permettre ainsi d’assurer la continuité de son commerce des esclaves vers l’extérieur. Les comptoirs français de ces deux ports furent mis en alerte et le gouvernement français se décida à envoyer des renforts militaires. La conduite des opérations fut confiée au colonel Dodds et la Légion étrangère fournit un bataillon de 825 hommes (23 officiers, 49 sous-officiers et 753 gradés et légionnaires) venant des deux régiments étrangers, sous le commandement du chef de bataillon Faurax qui avait été promu officier dans l’ordre de la Légion d’Honneur en 1891. Dans les Combats de Dogba Plusieurs hommes furent tués et d’autres mortellement blessés, ce qui a été le cas du commandant Faurax atteint d’une balle au côté. Les blessés dont le commandant Faurax furent évacués par le fleuve Ouémé sur Porto-Novo par l’une des canonnières. Malheureusement il ne supporta pas ce transfert et mourut dans la nuit du 19 au 20 septembre des suites de sa blessure. Le corps du commandant Faurax fut rapatrié sur Lyon qui lui fit des obsèques solennelles à l‘église de la Rédemption avec les honneurs militaires. Il fut inhumé dans le caveau de la famille Faurax au cimetière (ancien) de la Guillotière, allée 23. Les sociétés patriotiques du Rhône firent circuler une pétition afin qu’une rue de Lyon porte son nom et la décision fut prise lors de la délibération du conseil municipal du 12 décembre 1893, cette rue est située dans le 6e arrondissement entre l’avenue de la Grande Bretagne et le boulevard des Belges. La ville de Sidi-bel-Abbés, berceau de la Légion étrangère en Algérie, lui rendit aussi hommage en donnant son nom à une rue, espérons que le gouvernement algérien actuel ne l’a pas fait disparaître. C’est du reste au numéro 3 de cette rue que naquit en 1947 « Képi Blanc » le magazine de la Légion étrangère. En 1963, il y avait encore au Dahomey, à Parakou (Province de Borgou) le cantonnement d’un régiment d’Infanterie de Marine qui s’appelait « camp Faurax ». Enfin le 25 avril 1998, l’amicale des anciens de la Légion étrangère de la région lyonnaise dévoila sur le lieu de sa naissance une plaque à sa mémoire, en présence de ses descendants.


Général Louis Léon César Faidherbe, né le 3 juin 1818 à Lille et mort le 28 septembre 1889 à Paris, était un militaire français et un administrateur du Sénégal. Polytechnicien et officier de l'artillerie et du génie à Metz en 1842, il servit en Algérie de 1842 à 1847, à la Guadeloupe de 1848 à 1849, et de nouveau en Algérie de 1849 à 1852. Il est affecté au Sénégal en 1852. Le 16 décembre 1854 il est nommé gouverneur de la colonie. Il entreprit de pacifier le pays, repoussa les Toucouleurs à l'est du Haut-Sénégal (1855-1863), et s'oppose à El Hadj Omar qui assiège le fort de Médine et libère la ville le 18 juillet 1857. Il repoussa les Maures au nord et annexa le pays Ouolof (traité de mai 1858).L'annexion du Cayor (1861-1865) permit de dégager la route reliant Saint-Louis à la presqu'île du Cap-Vert. Il s'intéressa aux dialectes locaux, aux coutumes et entreprit le développement économique, notamment le chemin de fer du Dakar-Niger qui devient prospère. En 1861, malade, il sollicite son retour en métropole. Il est alors colonel. Il reçoit le commandement de la subdivision de Sidi-bel-Abbès, mais repart pour le Sénégal en 1863 qu'il quitte en 1865.Avec peu de moyens il jeta les bases de la future Afrique occidentale française. Respectueux des coutumes indigènes, il étendit l'influence française très au-delà du Sénégal, travailla à développer l'économie locale et fut le créateur du port de Dakar. Il assuma pleinement son rôle de «civilisateur». Promu général en 1863, on lui donna un commandement modeste en Algérie. En 1867 il est général commandant la subdivision de Bône. En 1870 la déclaration de guerre le surprend à Lille, où il effectue un séjour de convalescence. Léon Gambetta le nomme général de division le 23 novembre et lui confie la tête de l'armée du Nord (45 000 hommes). Il chasse les Prussiens de plusieurs places, remporte les victoires à la Bataille de Pont-Noyelles et à la Bataille de Bapaume (1871).Il fut ensuite élu député du Nord. Sénateur en 1879, il s'opposa au boulangisme. En 1880 il devint grand chancelier de la Légion d'honneur. Il dirigea aussi une mission scientifique en Égypte. Il laissa de nombreux travaux d'ethnographie et de géographie sur l'Afrique occidentale, ainsi qu'un Annuaire du Sénégal en quatre langues : français, ouolof, toucouleur et sarra-khollé. Il fut décoré de l'Ordre du Nichan Iftikhar (Tunisie).


L'Amiral Rieunier

 

Henri (Adrien, Barthélemy, Louis) Rieunier est un amiral français et homme politique né le 6 mars 1833 à Castel-Sarrazin (Tarn-et-Garonne) et décédé le 10 juillet 1918 à Albi (Tarn). Vice-amiral, grand-croix de la Légion d'honneur, médaillé militaire. Un pionnier de la Chine et du Japon à l'époque où l'Empire du Soleil Levant s'ouvrit au monde de l'occident. Marin et navigateur hors pair, Grand voyageur, Polyglotte, Diplomate, Ambassadeur, Explorateur d'Asie. Commandant de nombreux bâtiments. Préfet et commandant en chef de Rochefort puis de Toulon. Nommé en 1885 adjoint au commandant en chef de l'escadre de l'Extrême-Orient il prend peu après la mort de l'illustre vice-amiral Courbet les fonctions de commandant en chef de la division navale des mers de Chine et du Japon. De 1890 à 1892, Commandant en chef de l'escadre de la Méditerranée Occidental et du Levant, Commandant en chef la 1ère armée navale. Président du comité des inspecteurs généraux de la Marine (1893-1898). Président (au titre de Ministre) puis vice-Président du conseil supérieur de la Marine. Supérieur hiérarchique de Julien Viaud (Pierre Loti): à Saigon (1885), Nagasaki (1886), Rochefort (1889), Formidable (1891).Représentant de la France et du Président de la République Sadi Carnot aux fêtes de Gênes, en septembre 1892, pour la commémoration du IVème centenaire de la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb. Accueil à Toulon et Paris des officiers de l'escadre impériale russe de la Méditerranée de l'amiral Avellan et du grand duc Alexis, commandant en chef de la flotte de Russie, frère du Tsar Alexandre III(octobre 1893, alliance franco-russe). Conduite, en 1863, par l'enseigne de vaisseau Henri Rieunier de l'ambassade annamite extraordinaire du grand mandarin Phan-Thanh-Giang de la cour de Hué (empereur Tu Duc), à bord de l'Européen, auprès de Napoléon III aux Tuileries pour tenter une renégociation du traité de Saigon (juin 1862)- le canal de Suez n'était pas encore creusé, etc. Henri Rieunier a participé à toutes les campagnes du Second Empire (sauf la campagne d'Italie), deux blessures. Ministre de la Marine du 11 janvier au 3 décembre 1893 dans les gouvernements Alexandre Ribot (2) et Charles Dupuy (1). Député de Charente-Inférieure (1898-1902). L'arrière petit-fils de l'amiral Henri Rieunier, Hervé Bernard écrivain et historien a rédigé deux ouvrages inédits en quadrichromie (non commercialisés), intitulés : "Amiral Henri Rieunier, Ministre de la Marine - La Vie Extraordinaire d'un Grand Marin, 1833/1918" de 618 pages et "Albi, Patrie de Rieunier - Un Homme Illustre de la Marine Française" de 718 pages. Hervé Bernard est le signataire d'un article paru dans la Revue des Amis du Musée de la Marine à Paris, Neptunia N°235 du mois de Septembre 2004 intitulé: "La Vie d'un Grand Marin. Le Vice-amiral Henri Rieunier (1833-1918)".


Général Voyron

 

Emile-Jean-François-Régis VOYRON est né à Dieulefit le 5 août 1838. élève dans une famille dieulefitoise par sa mère et briançonnaise par son père. Il entre à l'école Saint-Cyr en 1858, à sa sortie il est affecté aux troupes coloniales comme sous-lieutenant au 1er régiment d'infanterie de Marine. Il embarque pour la Martinique en 1863, est nommé lieutenant. Il part pour la Cochinchine en septembre 1864. Promu capitaine, il est rapatrié en 1870 Pendant la guerre franco-allemande, il sert dans le 12 ème corps d'armée; il est grièvement blessé à Bazeilles en septembre 1870. Prisonnier, il est interné à Leipzig jusqu'en mars 1871. Chevalier de la Légion d'Honneur le 31 janvier 1872. Il se rend en Nouvelle-Calédonie en avril 1872, où il reste quatre ans. Le 20 novembre 1881 il épouse une Voultaine: Mademoiselle Marie-Marthe-Gabrielle de Massot de Lafond. Chef de bataillon, nommé lieutenant-colonel en 1882, il séjourne au Sénégal à deux reprises. Revenu en France, il est nommé colonel à Brest en octobre 1885. Il embarque pour le Tonkin en 1887 et commande les troupes de la Cochinchine. Il reçoit les étoiles de général de brigade le 17 juin 1891. Rentré en France il est mis à la tête de la 4 ème brigade de Toulon et est choisi comme inspecteur général au Dahomey.Il part pour Madagascar en 1895, au départ du général Duchesne, il est nommé commandant supérieur des troupes (2me brigade du Corps expéditionnaire). Le corps expéditionnaire français avait déjà subit de fortes pertes en vies humaines. Huit mois après le débarquement, son effectif est réduit au tiers. Les 5 000 survivants vont affronter l’armée malgache à Andriba, un site redouté pour ses fortifications. En dépit de ces handicaps, la 2ème brigade commandée par le général Voyron se lance le 21 août 1895 à l’assaut de cette forteresse si bien défendue par les troupes malgaches. Après plus de trois heures d’échanges de canonnades, l’artillerie française a raison de son adversaire. Le lendemain, sans le moindre coup de feu, la vallée d' Andriba tombe entre les mains du corps expéditionnaire. Le 1er octobre 1895, le drapeau français flotte sur la résidence générale. La Reine Ranavalona III ratifie le soir même le traité du protectorat. Le nouveau Résident Général Laroche dispose pour défendre les clauses du traité de Protectorat, d'une force militaire commandée par le Général Voyron désignée sous le terme de "Brigade d'occupation." Le général Voyron est promu Grand Officier de la Légion d'Honneur la même année. De retour en France en octobre 1896, il prend le commandement de la brigade de Cherbourg. Inspecteur général aux Antilles, général de division en 1898. Il est nommé commandant en chef du corps expéditionnaire de Chine le 4 août 1900. Les membres d'une société secrète chinoise, les "Boxers", sont à l'origine d'un mouvement xénophobe qui aboutit en juin 1900, à l'assassinat du ministre allemand Ketteler ainsi qu'au siège des légations étrangères de Pékin et à l'attaque des concessions de Tien-Tsin. Une expédition internationale se chargea de délivrer les légations le 14 août 1900. A son retour il reçoit les insignes de Grand Croix de la Légion d'Honneur. Il est fait membre du Conseil supérieur de la guerre. Par décret du 29 décembre 1903 il reçoit la médaille militaire. Il a participé à 35 campagnes dont 21 de guerre. Il meurt à La-Voulte en 1921 où il est inhumé.


Général Zurlinden

 

Émile Auguste François Thomas Zurlinden est un militaire et homme politique français, né à Colmar (Haut-Rhin) le 3 novembre 1837 et mort à Paris le 9 mars 1929. Élève de l'École polytechnique (1856), puis de l'École d'application de Metz, il en sortit comme lieutenant d'artillerie et fut nommé capitaine en 1866. Prisonnier avec l'armée à Metz en 1870, il s'évada de la forteresse de Glogau, rentra en France et fut nommé par le gouvernement de la Défense nationale chef d'état-major du 25e corps. Colonel en 1880, commandant du 4e corps d'armée (1894), il devint ministre de la Guerre dans le troisième ministère Ribot (26 janvier - 28 octobre 1895). Après avoir exercé le commandement du 15e corps d'armée et remplacé le général Saussier comme gouverneur de Paris, il redevint ministre de la Guerre (5 septembre 1898) mais démissionna peu après (17 septembre) pour ne pas avoir à prendre l'initiative de la révision du procès Dreyfus. Il redevient gouverneur militaire de Paris et persécute le colonel Picquart. Il a publié des Souvenirs sur la guerre franco-allemande de 1870 (1904)


Général Trochu

 

Officier, Louis-Jules Trochu sert en Algérie, comme aide de camp du général Lamoricière, des maréchaux Bugeaud et de Saint Arnaud. Ancien brigadier et blessé grièvement à Sébastopol le 8 septembre (guerre de Crimée), il est divisionnaire à Magenta et Solférino (Campagne d'Italie (1859)). Il obtient le grade de général en 1866. Inspecteur de l'Infanterie il décrit l'impréparation de l'Armée Française dans un livre, "l'Armée Française en 1867", ce qui entraîne sa disgrâce. Plutôt orléaniste, il n'a jamais été favorable au régime impérial. Pourtant la popularité qu’il en acquiert le fait nommer gouverneur de Paris le 17 août 1870, pendant la guerre franco-prussienne de 1870. Le 4 septembre 1870, des manifestants parisiens, ayant appris la veille la capitulation de l'armée devant Sedan et la captivité de Napoléon III, envahissent l'Assemblée nationale et empêchent le Corps législatif de délibérer. La République est proclamée à l'Hôtel de ville. Le général Trochu devient président du gouvernement de la Défense nationale. Le 31 octobre 1870, une manifestation populaire a lieu contre Trochu et son gouvernement. Il réussit à se maintenir et proclame : « Le gouverneur de Paris ne capitulera pas. » Le 19 janvier 1871 a lieu la désastreuse sortie des murs de Paris pour la bataille de Buzenval. La destitution de Trochu, jugé responsable de cet échec, est demandée. Il démissionne de lui-même le 22 janvier après une fracassante déclaration [dans laquelle il préconise en réalité la capitulation. Remplacé par Joseph Vinoy en tant que commandant de la ville de Paris et par Adolphe Thiers en tant que chef du pouvoir exécutif, il est élu député en février. Mais, dès 1872, il quitte la scène politique.


L'Amiral Gervais


Général Giovaninelli

 

Ange Laurent Giovaninelli, né le 15 septembre 1837 à Pastoreccia-di-Rostino en Corse et mort le 28 août 1903 à Frénois (Meuse), était un général de division de l'armée française. Né le 15 septembre 1837 à Pastoreccia-di-Rostino en Corse, il a été admis à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr en 1855 (promotion de Sébastopol) puis accompli toute sa carrière dans l'Infanterie. Sous-lieutenant à vingt ans, il sert en Algérie et combat en Italie et au Mexique (où il est blessé) au sein de la Légion étrangère jusqu'au grade de capitaine. Promu chef de bataillon lors de la campagne de 1870, il commande le 2e bataillon de chasseurs à pied puis le 19e bataillon de marche de la même arme. Il est blessé le 27 novembre 1870 à la bataille d'Amiens, et sert au sein des troupes versaillaises contre la Commune de Paris en 1871. Promu colonel le 22 août 1880, il prend le commandement du 128e régiment d'infanterie à Sedan. En 1884, il est désigné pour commander au Tonkin un régiment de marche formé de trois bataillons d'infanterie de ligne. Lors de la guerre franco-chinoise, il fait partie des deux brigades françaises qui remontèrent le haut Tonkin et conquirent en février 1885 la ville de Lạng Sơn, au nord de l'actuel Viêt Nam. La première brigade, dirigée par Giovanninelli (promu général de brigade le 4 mars 1885) et le général de brigade Louis Brière de l'Isle, quitta Lạng Sơn pour venir en aide aux assiégés de Tuyên Quang. L'essentiel de ses troupes fut ensuite confié le 30 mars au général Giovanninelli pour rallier l'autre brigade, qui avait opéré la très contestée Retraite de Lang Son et stabiliser la situation, jusqu'à la signature d'un traité de paix. Membre fondateur de la Société de géographie de Lyon, Giovanninelli est élevé au rang de général de division le 12 juillet 1890. Après avoir successivement commandé la 13e division d'infanterie puis le 3e corps d'armée, il est nommé président du Comité de l'infanterie en 1894 et siège au Conseil supérieur de la guerre. Il reçoit la Grand-croix de la Légion d'honneur en 1899, et meurt dans sa propriété de Frénois, près de Sedan, à 65 ans.


Général Hervé


Général Jamont


Général Loizillon


Général Léon Frédéric Hubert METZINGZER, né à Dijon le 9/12/1842. Ecole supérieure militaire (sorti 160e sur 281). Sous-lieutenant au 35 RI en 1863. Campagne de Rome du 3/9/1867. Officier d’ordonnance du général Dumont, commandant la brigade stationnée à Rome. Noté comme « bon petit officier, grand et un peu grêle, d’un caractère doux et d’une santé un peu délicate ». Lieutenant en 1868 Rejoint le 13e Corps d’armée en août 1870 pour la campagne de France. « Officier à tout faire de très bonne compagnie, apparence modeste ». Capitaine en 1870. Effectue les opérations sous Mézières, la retraite sur Paris, puis les opérations du siège de Paris. Chevalier Légion d’Honneur 1871. Chef de bataillon au 109 RI en 1879, puis à la Légion étrangère en 1881. Campagne en Algérie du 3/8/1881 au 20/1/1883. Rejoint le 66e RI, détaché à l’école d’infanterie de St Maixent comme commandant en second. En Janvier 1884 sa jeune femme décède et il demande à quitter St Maixent où il ne peut plus supporter ses souvenirs, afin de faire campagne dans un pays éloigné (Afrique ou Tonkin) et s’épuiser au travail. Nommé au 3e Zouaves en 1884. Campagne du Tonkin du 29/3/1884 au 1/7/1887. Se distingue au siège de Hué en 1885 (Cf. historique du 3ème Zouaves) ; Officier Légion d’Honneur Nommé Lieutenant Colonel du 70e RI en 1885, puis du 34e RI. Colonel du 16e RI en 1887 (45 ans), puis la 60ème brigade d’infanterie. Général de brigade en 1891, il commande la subdivision d’Oran, et est nommé comme commandant la brigade métropolitaine pour l’expédition de Madagascar (28/3/92 à 29/1/96). Commandeur Légion d’Honneur 1894. Général Division 1895. Commandant la 29e D° (1896-1898), puis le XVe Corps (1898-1902) GO LH 1896 Nommé au CSG en remplacement du Général Zédé en 1902. Mis en réserve le 9/11/1907. Commandeur du Dragon d’Annam, médaille du Tonkin, médaille du Pape, médaille de Madagascar, GO du Nicham Iftikar, GO de l’ordre de l’Etoile Noire, Ordre royal de l’étoile d’Anjouan.


Général Pierron


Contre Amiral Menard


Général de Kerhue


Général Delanne


Général Duchesne


Général du Guiny


Général Jean Nicolas Théodore GALLAND, né le 18/3/1832 à Baissey (Hte Marne) ESM 1855-1857. Sorti 24e sur 376. Sous lieutenant en octobre 1857 au 1e régiment de Zouaves (3e cie du 3e bn). Il sert en Afrique de janvier 1858 à avril 1859, avant d'aller en Italie pour la campagne contre l'Autriche. Participe aux batailles de Melegnano et de Solferino où il est blessé d'un coup de feu à la jambe droite (médaille d'Italie). Retourne en Afrique après la campagne. Lieutenant en mars 1860. Il suit les cours de l'école de tir de Vincennes (95e sur 149), puis participe à l'expédition de Syrie (sept 1860-juin 1861), puis à celle du Mexique juillet 1862-avril 1867). Le 6 avril 1863, il se distingue lors du siège de Puebla où il est fait prisonnier (cité à l'ordre du corps expéditionnaire). Capitaine en mai 1863. Organise une compagnie de partisans chargée de protéger les convois et de faire la guerre à outrance aux guérilleros. Chevalier LH juin 64, Médaille de Mexique, Chevalier de l'ordre de la Guadalupe. Il est cité le 10/5/1865 pour sa conduite au combat de San Geronimo (28/1/1865). Revient en Afrique d'avril 1867 à juillet 1870. Capitaine adjudant major au régiment en janvier 1868. Chevalier de l'ordre de l'épée de Suède (1869). Durant la guerre de 1870, il est nommé chef de bataillon en juillet au 15e RI. Suit le régiment à Laon, puis à Paris où il est rattaché au 13e CA. Il met sur pied le 6e régiment de marche (devenu le 106e RI) qui participe aux opérations du siège de Paris et aux combats sur la Marne. En novembre 1870 il est nommé Lieutenant colonel commandant le 117 RI (à 34 ans) grade confirmé par la commission de révision des grades. En mars 1871 il est affecté au 17e RI. Colonel en mai 1875 (à 43 ans) au 54 RI, qu'il commande jusqu'en 1881. Ses notes sont excellentes : "excellent colonel, dur et exigeant, moins à son aise dans un salon qu'au feu." Général de Brigade en 1882, le plus jeune de l'armée. Commande successivement la 47e brigade (1882) et la 53e (1883-1884). En février 1885, il est nommé à la tête de la première brigade du corps d'occupation de Tunisie, mais son état de santé dégradé (rhumatismes musculaires généralisés) l'empêche de rejoindre. Il décède en 1885 à 53 ans.


Général Legall


Général Tournier


Général Vautrin


Général Villain

 

Louis Raphaël Emile VILLAIN, né le 25/12/1828 à Maule (Seine et Oise) Nommé sous lieutenant le 1/10/1852. En Orient, il est blessé le 24/2/55 devant Sébastopol (coup de feu à la cuisse gauche) Lieutenant le 27/2/1855. Le 10/7/1857, il est blessé en Kabylie d'un coup de feu au bras droit et à la poitrine. Capitaine le 25/11/1857. Campagne d'Italie, Chevalier Légion d’Honneur 25/6/59. Campagne du Mexique, blessé à Puebla d'un coup de feu à la tête (5/5/62). Officier Légion d’Honneur 29/10/62. Chef de bataillon le 25/12/1867. Lieutenant Colonel le 14/11/1870. Colonel le 16/9/1871. Commandant Légion d’Honneur 10/2/76. Général de Brigade le 18/10/1879. Commande la 66e brigade (1880-1884). Général de Division le 14/2/1885. Commande les 26 et 20e DI. Puis le 9e CA (1889-1893).

Général Voisin


Général Charles Jules ZEDE, né à Paris en 1837. Issu d'une famille de militaires (ses frères furent vice amiral et ingénieur maritime), il fait l'école de Saint Cyr en 1855 et sort de la promotion du Prince Impérial. Nommé Sous Lieutenant du régiment de la Légion Étrangère, il prend part à la campagne d'Italie (Magenta et Solferino) et à la campagne du Mexique (Siège d'Oajaca). En 1870, il est capitaine au 12e régiment d'infanterie (attaché au 6e Corps d'armée) et combat à Rezonville et à Saint Privat où il est blessé. Zédé est ensuit décoré pour sa conduite lors du combat de Ladonchamps. A la capitulation de Metz, il traverse sous déguisement les lignes prussiennes et rejoint Lille et les armées du Nord. Promu chef de bataillon au 24e de marche, il est cité à la bataille d'Amiens (27/11/1870), puis sert comme chef d'état major de la division du Bessol, notamment à la batille de Saint Quentin.. Il sert ensuite à l'armée de Versailles contra la Commune. Lieutenant colonel en 1877, colonel en 1881, il est nommé général de brigade en 1887 et prend la tête de la brigade régionale de Lyon. A partir de cette date, il ne quitte plus le Sud Est. Chef d'état major du général Bergé, il travaille avec lui à l'organisation de la frontière des Alpes et à la création des troupes de montagne. En 1894, il est nommé commandant de la 27e division à Grenoble, puis en 1896, il est Gouverneur militaire de Lyon, commandant le 14e Corps d'Armée. En 1898, il est nommé au Conseil Supérieur de la Guerre, commandant l'armée des Alpes. En 1897, il est nommé Grand Officier de la Légion d'Honneur, lors d'une belle cérémonie dans la Alpes. Il passe au cadre de réserve en 1902.


Lieutenant Colonel Herbinger


Vice Amiral Peyron


Général De Saint Germain


Colonel De Torcy


Colonel Dodds


Général Defiss


Général Henry


Général Thomas


Colonel Calli Passebossi


Général Sainte Clair Deville qui a été Général adjoint Commandant le Département du Rhône en 1914


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